Réunification de la Bretagne : Rennes vote pour l’organisation d’un référendum

REGIONALISME Trois jours auparavant, le conseil municipal de Nantes a lui aussi voté en faveur d’un référendum sur la question de l’intégration de la Loire-Atlantique à la Bretagne

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un gwenn ha du, drapeau breton, lors d'une manifestation à Nantes.
Illustration d'un gwenn ha du, drapeau breton, lors d'une manifestation à Nantes. — S. Salom Gomis / SIPA

Le serpent de mer des frontières de la Bretagne refait une nouvelle fois surface. Après Nantes vendredi, le conseil municipal de Rennes a voté lundi en faveur d’un « vœu d’un référendum » d’une réunification de la région avec la Loire-Atlantique.

Le vœu, dont le vote était retransmis en direct sur Internet, a été adopté par une large majorité du conseil de Rennes qui compte 61 conseillers. La maire socialiste Nathalie Appéré ainsi que plusieurs élus du conseil se sont abstenus.

La maire « gênée »

Mise à l’ordre du jour du conseil municipal de Rennes à l’initiative de l’association « A la bretonne », la question a été présentée par le groupe EELV (majorité) et débattue pendant près d’une heure par une partie de l’opposition. Favorables à un référendum, plusieurs élus du groupe « Libres d’agir pour Rennes » (opposition) et son chef de file Charles Compagnon ont interpellé avec insistance la maire pour lui demander de faire connaître sa position sur la question d’une Bretagne à cinq départements contre quatre actuellement.

A l’issue du vote, Nathalie Appéré s’est déclarée « gênée dans le vœu par le périmètre du référendum ». « Je me suis toujours exprimée pour une consultation à l’échelle des deux régions, parce que les Mayennais comme les Costarmoricains ont le droit d’avoir un avis sur la carte territoriale », a souligné la maire de Rennes. Au regard du résultat du vote, la maire va transmettre le vœu « aux autorités gouvernementales dont c’est la responsabilité ». Elle a également indiqué que comme Rennes ne cesse « de coopérer avec la ville de Nantes nous sommes évidemment prêts à participer (…) à un groupe de travail qui pourrait se tenir ».