Rennes : Bientôt débarrassée des bus, la place du Champ-Jacquet veut révéler son charme

PATRIMOINE Une fois la ligne B du métro mise en service, la place deviendra piétonne et fera l’objet d’un programme de réaménagement

Jérôme Gicquel
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Un immeuble à pan de bois, ici sur la place du Champ-Jacquet, à Rennes.
Un immeuble à pan de bois, ici sur la place du Champ-Jacquet, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • La place du Champ-Jacquet est l’un des lieux emblématiques de la ville de Rennes.
  • La place, célèbre pour ses immeubles à pan de bois, va faire l’objet d’un programme de réaménagement.
  • Elle va notamment se débarrasser des 600 bus qui la traversent chaque jour.

C’est sûrement l’un des endroits les plus « instagramés » de Rennes. Avec ses immeubles penchés à pan de bois, la place du Champ-Jacquet fait partie du patrimoine de la capitale bretonne. Mais pour beaucoup d’habitants, son potentiel reste encore largement sous-exploité. Interrogés en 2019 par l’institut TMO Régions dans le cadre de la concertation Rennes 2030, les Rennais et les Rennaises la trouvaient « trop minérale et trop bruyante ». Il est vrai que 600 bus traversent chaque jour cet axe assurant la liaison entre le nord de la ville et la place de la République.

D’ici quelques mois, la place du Champ-Jacquet va toutefois retrouver un peu de quiétude. Une fois la ligne B du métro mise en service, tout le réseau de bus va en effet être chamboulé dans la capitale bretonne. Dès cet été, le trafic sera allégé dans le centre-ville et toutes les lignes empruntant la rue d’Antrain, la place du Champ-Jacquet et la rue de l’Horloge seront détournées vers la rue du Général Maurice-Guillaudot qui longe le Thabor et la préfecture de région.

Une concertation va s’ouvrir à la fin du printemps

Une fois débarrassée des bus, la place du Champ-Jacquet sera donc livrée aux piétons et aux cyclistes et fera l’objet d’un programme de verdissement. Les élus, qui ont évoqué le projet lundi soir au conseil municipal, espèrent ainsi renforcer la dimension touristique des lieux « en révélant tout son potentiel, notamment son patrimoine bâti », souligne Marc Hervé, premier adjoint chargé de l’urbanisme.

Coincée entre les terrasses et les bus, la statue de Jean Leperdit, maire de Rennes de février 1794 à octobre 1795, devrait notamment être remise en valeur. D’ici là, une phase de concertation va s’ouvrir à la fin du printemps pour recueillir l’avis de la population avant le démarrage des travaux prévu courant 2022. Le coût de l’opération se chiffre à près de 1,4 million d’euros.