Rennes : Face à la pénurie de logements, les prix continuent de flamber

IMMOBILIER Le prix médian d’un appartement neuf a progressé de 10,3% dans la capitale bretonne l’an dernier et de 13 % dans l’ancien

Jérôme Gicquel

— 

Illustration d'un programme immobilier en construction à Rennes.
Illustration d'un programme immobilier en construction à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Portée par son dynamisme économique, Rennes attire mais est confrontée depuis quelques années à une pénurie de logements.
  • Malgré la crise sanitaire, les prix ont encore bondi de plus de 10 % l’an dernier dans l’ancien et dans le neuf.
  • La capitale bretonne est aujourd’hui la 6e ville la plus chère de France hormis Paris.

Bien que freiné par l’épidémie de coronavirus, le secteur de la construction se porte bien à Rennes si l’on en croit le nombre de grues qui surplombent la ville. Portée par son dynamisme économique, la capitale bretonne attire. Une récente enquête menée par Regionsjob la classe d’ailleurs comme la ville la plus attractive de France, juste devant sa voisine Nantes. Il y a pourtant un revers de la médaille. Depuis quelques années, Rennes doit faire face à une pénurie de logements. A chaque rentrée universitaire, les étudiants, très nombreux dans la ville, galèrent pour se loger, et les futurs acquéreurs rament également pour trouver un bien.

« Quand une agence en rentre un, il va être vendu dans la semaine », souligne Corinne Rimasson, notaire à Bruz, au sud de Rennes. Cette raréfaction a pour conséquence une flambée des prix. Malgré la crise sanitaire, cette tendance s’est encore confirmée l’an dernier avec une hausse de 7,4 % à Rennes selon les chiffres de la Fédération nationale de l’immobilier.

Le prix des maisons anciennes a grimpé de 60 % en dix ans

Les notaires confirment cette envolée du prix de la pierre dans la capitale bretonne qui est aujourd’hui la sixième ville la plus chère de France hormis Paris. Le prix de vente médian d’un appartement a bondi de 13 % en 2020 pour atteindre les 3.140 euros le m². Idem dans le neuf avec un prix médian de 4.780 euros le m², en hausse de 10,3 % sur un an.

Très recherchées, les maisons anciennes se vendent à prix d’or. En dix ans, leur prix a bondi de plus de 60 %. « On reste toutefois à Rennes sur un marché résidentiel, on n’est pas ici dans une bulle spéculative », indique Richard Levionnois, notaire à Saint-Gilles et président de la chambre des notaires d’Ille-et-Vilaine.

Une hausse des prix dans tous les quartiers

Cette tendance à la hausse des prix se retrouve dans tous les quartiers rennais. Dans le centre-ville, le prix du m² flirte avec les 4.000 euros dans l’ancien (+15,5 %), et le constat est similaire dans des quartiers plus populaires comme Le Blosne (+17,8 %), Bréquigny (+16,5 %) ainsi qu’à Villejean (+14,1 %). « Dans ce quartier, les acheteurs privilégient des T5 pour en faire des colocations, d’où la hausse des prix », précise Corinne Rimasson.