Rave party à Lieuron : Deux personnes, soupçonnées de faire partie des organisateurs, placées en garde à vue

FETE ILLEGALE Au total, huit personnes étaient en garde à vue, ce samedi dans la soirée

Cl.G. avec AFP
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Evacuation de la rave party de Lieuron, samedi 2 janvier 2020.
Evacuation de la rave party de Lieuron, samedi 2 janvier 2020. — AFP

Huit personnes étaient en garde à vue ce samedi soir après la rave party illégale qui a rassemblé environ 2.500 personnes à Lieuron (Ille-et-Vilaine) de jeudi soir à ce samedi matin, a annoncé le parquet de Rennes. Deux d’entre elles, « nées en 1998, sans antécédent judiciaire », sont soupçonnées de faire partie des organisateurs de cette « manifestation illégale », indique Philippe Astruc, procureur de la République, dans un communiqué publié à la suite d’une opération qui a mobilisé 70 gendarmes à partir de 15h.

Une perquisition menée dans l’après-midi a notamment « permis de saisir une somme d’argent », probablement issue du « partage de la caisse » de cet événement payant. « Des produits stupéfiants » et un « important matériel de sonorisation » ont également été saisis, a précisé le procureur dans la soirée, citant notamment « 16 enceintes de mur de son, cinq platines, une table de mixage » et un véhicule poids lourd.

Cinq interpellations lors de la dispersion

Six autres personnes ont été interpellées « en marge de la dispersion » et placées en garde à vue. Deux d’entre elles étaient « détentrices de matériel », à savoir « une table de mixage double platines et un groupe électrogène ». Trois autres ont été interpellées pour « infractions à la législation sur les stupéfiants » et une pour « recel de vol ».

Le procureur de la République de Rennes rappelle qu’une enquête de flagrance a été ouverte après que des fêtards ont investi « un terrain et hangar privés sur la commune de Lieuron pour y organiser une free party ne faisant l’objet d’aucune déclaration en préfecture et en violation des règles sanitaires en cours ». L’enquête, ouverte notamment pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « infractions à la législation sur les stupéfiants », a été confiée à la section de recherches de Rennes.

Outre ces gardes à vue, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a annoncé ce samedi après midi plus de 1.200 verbalisations en lien avec les restrictions sanitaires. Quelque 400 autres infractions ont fait l’objet d’une verbalisation, notamment pour des questions de stupéfiants.