Rave party à Lieuron : La fête est terminée depuis samedi matin, plus de 1.600 verbalisations

LA FETE EST FINIE Les participants et participantes à ce rassemblement ont quitté les lieux ce samedi matin

20 Minutes avec AFP

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Depuis le réveillon, 2.500 personnes bravaient toutes les règles sanitaires dans une rave-party.
Depuis le réveillon, 2.500 personnes bravaient toutes les règles sanitaires dans une rave-party. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Le son de la rave party sauvage qui se tenait depuis jeudi soir à Lieuron, au sud de Rennes, pour fêter le Nouvel An, a été interrompu ce samedi matin et des fêtards commençaient à quitter les lieux, a-t-on appris auprès de la préfecture d’Ille-et-Vilaine. « Il n’y a pas eu d’intervention des forces de l’ordre », souligne la préfecture, tout en précisant que les gendarmes, qui contrôlent les axes pour accéder sur les lieux où se trouvaient jeudi matin 2.500 personnes environ, procèdent à des opérations de contrôle et verbalisations.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a annoncé ce samedi après midi plus de 1.200 verbalisations en lien avec les restrictions sanitaires. 400 autres infractions ont été repérées, notamment pour des questions de stupéfiants. « A 10h15 ce 2 janvier le site est sous contrôle des forces de l’ordre », ont indiqué les autorités.

« Camion, matériel de sons et générateurs ont été saisis dans le lieu de la #raveparty illégale. L’enquête se poursuit et les gendarmes poursuivent leurs investigations et leurs contrôles afin que cet événement illicite soit durement sanctionné », a tweeté samedi matin le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Ce dernier avait convoqué vendredi soir à Beauvau une réunion sur cette rave avec le préfet et des membres du cabinet. « Je travaille avec eux cette nuit au rétablissement d’une situation normale en permettant au maximum l’intégrité physique de tous », avait-il écrit sur son compte Twitter.

Deux personnes soupçonnées d'être organisatrices de la fête en garde à vue

Huit personnes étaient en garde à vue samedi dans la soirée, a annoncé le parquet de Rennes. Deux d’entre elles, « nées en 1998, sans antécédent judiciaire », sont soupçonnées de faire partie des organisateurs de cette « manifestation illégale », indique Philippe Astruc, procureur de la République, dans un communiqué publié à la suite d’une opération qui a mobilisé 70 gendarmes. Une perquisition menée dans l’après-midi a notamment « permis de saisir une somme d’argent », « des produits stupéfiants » et un « important matériel de sonorisation ».

Jeudi soir, les gendarmes avaient tenté en vain « d’empêcher cette installation et ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs », avait expliqué la préfecture d’Ille-et-Vilaine vendredi. Lors de ces affrontements « un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant des blessures légères », selon cette même source.