Coronavirus à Rennes : Un plan de rebond gonflé à 10 millions pour faire face à la crise

ECONOMIE L’exonération des droits de terrasse pour les bars et les restaurants sera notamment prolongée jusqu’en juin

Jérôme Gicquel

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Le siège de Rennes Métropole, situé boulevard Clémenceau.
Le siège de Rennes Métropole, situé boulevard Clémenceau. — C. Allain / 20 Minutes
  • Après un premier plan de 6,5 millions d’euros, la métropole rennaise a voté jeudi soir un rallongement de l’enveloppe de 4 millions d’euros pour aider les secteurs en crise.
  • L’exonération des droits de terrasse pour les bars et les restaurants sera notamment prolongée jusqu’en juin.

« On aurait espéré présenter un plan de reprise ». Mais la crise sanitaire étant toujours là, c’est finalement un plan de rebond que la présidente Nathalie Appéré a présenté jeudi soir aux élus rennais. Au printemps, la métropole avait déjà débloqué 6,5 millions d’euros pour venir en aide aux petites et toutes petites entreprises locales. Cinq mois plus tard, ces aides attendent toujours des bénéficiaires puisque seulement « 1,6 million d’euros ont été consommés », selon Sébastien Sémeril, vice-président de Rennes Métropole chargé du développement économique. « Certains commerces sont passés à côté », assure Nathalie Appéré.

Pour ne pas les léser, la métropole a donc décidé de prolonger ces aides et même de les renforcer avec une enveloppe de quatre millions d’euros supplémentaires pour les secteurs en crise. Les bars et les restaurants seront ainsi exonérés de droits de terrasse jusqu’au 30 juin 2021, soit « un manque à gagner de 750.000 euros pour la métropole », indique Sébastien Sémeril. Idem pour les établissements hôteliers qui n’auront pas à verser la taxe de séjour en 2020. Des aides spécifiques aux secteurs de la culture, de l’événementiel et des industries créatives sont également prévues dans ce plan qui vise à apporter « une réponse immédiate » aux filières les plus touchées.

Huit secteurs d’excellence à conforter

Répondant à l’urgence, la métropole veut aussi se donner un peu de visibilité en cette période trouble. Cela passe par un second volet du plan, plus lointain, avec cette fois une enveloppe de 30 millions d’euros pour « aider à structurer des filières d’avenir », indique Sébastien Sémeril.

Dans ce domaine, huit secteurs « d’excellence du territoire » ont été identifiés par les élus. On y retrouve la cybersécurité civile et militaire, l’automobile et les mobilités, avec un projet de pôle d’excellence industrielle prévu sur le site PSA de la Janais, le bâtiment durable ainsi que l’alimentation. « Rennes est la capitale de la première région agricole et agroalimentaire de France et nous avons un rôle à jouer pour structurer cette filière », indique l’élu socialiste. Derrière ce plan, c’est ainsi tout le futur paysage économique de la ville qui se dessine avec l’ambition affichée « d’engager l’économie rennaise vers la résilience ».