Rennes : Santé, transport, propreté, agroalimentaire… Les secteurs qui recrutent malgré la crise

SALON En France, certains secteurs ont sombré à cause de l’épidémie de coronavirus mais d’autres s’en sortent très bien et attendent les candidats au salon 24 heures pour l’emploi qui a lieu ce mardi

Camille Allain

— 

Illustration d'un homme travaillant au sein d'une usine d'agroalimentaire, ici près de Rennes.
Illustration d'un homme travaillant au sein d'une usine d'agroalimentaire, ici près de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le salon 24 Heures pour l’emploi de Rennes accueille 50 recruteurs ce mardi. Plus de 500 postes sont à pourvoir.
  • Si certains secteurs subissent la crise de plein fouet, d’autres en profitent pour attirer de nouveaux candidats.
  • En Bretagne, c’est l’agroalimentaire qui tire son épingle du jeu. Mais encore faut-il convaincre…

Il y a ceux qui trinquent. Depuis des mois et le début de la crise sanitaire, l’industrie aéronavale, la culture ou l’hôtellerie sont au plus mal. Mais le coronavirus a aussi permis à certains secteurs d’activité de tourner à plein régime. On pense évidemment à l’agroalimentaire mais aussi aux métiers de la propreté ou du transport. Des domaines où la pénurie de main-d’œuvre était déjà grande avant la crise et qui manquent cruellement de bras au moment où le pays tente de relever la tête. Ce mardi, le Couvent des jacobins dévoilera un portrait de cette France qui recrute en accueillant le salon 24 Heures pour l’emploi.

Longtemps déserté, le centre des congrès de Rennes va voir débarquer une cinquantaine de recruteurs tous à la recherche de candidats. Une cinquantaine, c’est moins que l’an dernier. « On a eu beaucoup de demandes de dernière minute et on a dû refuser du monde. Si nous accueillons moins d’entreprises, c’est parce que nous devons proposer des allées plus larges pour permettre une meilleure distanciation », explique Thibaud Cottin, coordinateur chez L4M, qui organise l’événement pour la troisième fois à Rennes.

Transport et logitique très présents

Le salon, qui voit passer environ 2.000 visiteurs en une journée, accueille un panel de recruteurs très varié. Sans surprise, le secteur de la santé, le CHU de Rennes en tête, va chercher à se renforcer. Le transport et la logistique, très présents en Bretagne, cherchent également des candidats, tout comme les métiers de la propreté, particulièrement sollicités du fait de la crise sanitaire. Le secteur de l’agroalimentaire, en pleine croissance depuis le confinement, est celui qui a le plus gros appétit. « Pendant toute la période du confinement, on a eu beaucoup de candidats qui se sont portés volontaires. Des étudiants, des gens qui ne travaillaient pas… Mais depuis la rentrée, c’est plus compliqué. Beaucoup de gens ont pu reprendre leurs études ou leur travail », témoigne Alexandra Le Corre, coordinatrice de l’agence Go Intérim, dont l’antenne de Rennes est spécialisée dans l’agroalimentaire.

A l’aube de l’automne, son groupe qui compte huit agences dans l’ouest tente de séduire les candidats pour effectuer « la saison d’hiver » qui débute en octobre. Des caristes, des agents de fabrication, de conditionnement sont espérés. Dans les abattoirs, on manque toujours d’ouvriers de découpe et de bouchers.

Des situations qui n’ont pas été bouleversées par l’arrivée du Covid-19, mais qui pourraient évoluer en raison des difficultés accusées dans certains secteurs. « Avant l’été, les candidats avaient le choix d’aller où ils voulaient. Là, on voit qu’on est de plus en plus sollicités alors qu’on n’a plus d’emplois à proposer », admet François de Pena, crêpier et vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih35). Au total, plus de 500 postes seront à pourvoir ce mardi dans les travées du Couvent des jacobins. Un conseil : pensez à préparer votre visite. L’inscription est obligatoire. Le port du masque aussi, cela va de soi.