Déconfinement à Rennes : Alcool et rassemblements interdits dans certains secteurs de la ville

EPIDEMIE La préfecture a pris un arrêté courant jusqu’au 2 juin, en accord avec la municipalité

Camille Allain
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Très prisé des promeneurs, le quai Saint-Cyr sera interdit aux rassemblements dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de coronavirus.
Très prisé des promeneurs, le quai Saint-Cyr sera interdit aux rassemblements dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de coronavirus. — C. Allain / 20 Minutes

Le premier week-end de déconfinement a donné lieu à de nombreux rassemblements en France où les distanciations nécessaires à la non-propagation du coronavirus n’ont pas été respectées. Sur les plages, dans les parcs ou sur les bords des cours d’eau, la France déconfinée s’est laissée aller. Rennes n’a pas échappé à la règle. D’après la préfecture d’Ille-et-Vilaine, des dizaines de personnes se sont regroupées sur les berges de l’Ille et de la Vilaine, les deux cours d’eau qui traversent la capitale bretonne. Et ce « malgré l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique sur l’ensemble du territoire national ».

Inquiète du non-respect des gestes barrière, notamment des règles de distanciation physique, la préfète du département Michèle Kirry a pris un arrêté ce mercredi interdisant la consommation d’alcool et les rassemblements dans certains secteurs de Rennes. En vigueur de 16h à 7h du matin, l’arrêté court jusqu’au 2 juin. Les pique-niques sont également interdits « en dehors des aires aménagées et autorisées ».

Des exemples à Nantes, Lille et Paris

Les secteurs sont listés sur le site de la préfecture et concernent surtout les zones bordant les cours d’eau : les jardins de la Confluence, les quais Saint-Cyr et Saint-Cast, la promenade des Bonnets-Rouges et la plaine de Baud ou encore le canal Saint-Martin. Les contrevenants s’exposent à une amende forfaitaire de 135 euros.

Depuis le déconfinement, des décisions similaires ont été prises dans plusieurs villes françaises après des regroupements. C’était le cas à Nantes, Paris ou Lille, où les municipalités ont sollicité les préfets. Dans la préfecture du Nord, c’est la vente d’alcool à emporter qui a été interdite après des débordements.