Déconfinement à Rennes : Revenu minimum, chèque alimentaire… Les Verts réclament plus de solidarité

POLITIQUE Arrivé second au soir du premier tour des municipales, Matthieu Theurier estime que la solidarité doit être au cœur du projet de déconfinement

Jérôme Gicquel

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La tête de la liste écologiste Matthieu Theurier, candidat aux élections municipales à Rennes. Ici le 13 décembre 2019 aux côtés de Priscilla Zamord.
La tête de la liste écologiste Matthieu Theurier, candidat aux élections municipales à Rennes. Ici le 13 décembre 2019 aux côtés de Priscilla Zamord. — C. Allain / 20 Minutes

On ne sait toujours pas quand se tiendront les élections municipales et si elles se joueront en un ou deux tours. Mais cela n’empêche pas les candidats de préparer le terrain. A Rennes, le candidat écologiste Matthieu Theurier, arrivé second au soir du premier tour avec 25,37 % des voix, vient ainsi de détailler ses propositions pour la période de déconfinement qui s’ouvre. Et selon lui, c’est la solidarité qui doit être « au cœur du projet ».

Il réitère ainsi son souhait « d’expérimenter sans attendre un revenu minimum métropolitain pour les ménages les plus pauvres ». Pendant la campagne, il avait évoqué un revenu minimum garanti de 867 euros versé à 4.000 ménages et financé par un plan d’économies d’énergie et par des réorientations budgétaires. « Multiplier les aides ponctuelles ne permettra pas d’amortir la crise et d’empêcher le basculement de nouvelles familles dans la pauvreté », estime le candidat écologiste.

Un chèque alimentaire comme à Nantes et Brest

Saluant la décision de la ville d’offrir la gratuité de la cantine aux 4.500 familles les plus fragiles de Rennes, Matthieu Theurier estime toutefois qu’il faut aller encore plus loin. Il propose ainsi le versement d’un chèque alimentaire pour ces familles comme cela se fait déjà à Nantes et Brest.

Le candidat EELV évoque enfin la douloureuse question des violences intrafamiliales qui ont fortement augmenté pendant le confinement, réitérant sa demande « d’ouverture d’une maison des femmes, cogérée par des associations pour accueillir à n’importe quel moment les femmes victimes de violence ou leurs enfants, dont les femmes migrantes à la rue ».