« Un PSG de la régularité »... le patron de la SNCF encense la ponctualité des TER bretons

TRANSPORTS Le nouveau PDG Jean-Pierre Farandou était à Rennes pour signer une convention avec la région Bretagne

Camille Allain

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Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, ici lors de sa venue à Rennes, le 24 janvier 2020.
Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, ici lors de sa venue à Rennes, le 24 janvier 2020. — C. Allain / 20 Minutes

Il a préféré se déplacer pour « s’ouvrir le cerveau et voir les gens en situation ». Ce vendredi, le nouveau patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou était à Rennes pour signer la nouvelle convention liant la société ferroviaire à la région Bretagne. Un « engagement réciproque » qui fixe les objectifs des deux parties pour les dix années à venir sur le réseau TER.

Le réseau régional, qui génère chaque année 11 millions de voyages, a été largement applaudi par le successeur de Guillaume Pépy. « Le défi de l’amélioration n’est pas simple quand on est déjà à un bon niveau, voire un très bon niveau. La région bretonne est la championne de France depuis plusieurs saisons, c’est une espèce de PSG de la régularité avec plus de 96 % de trains à l’heure. C’est exceptionnel », a fait savoir Jean-Pierre Farandou. La région peut également se vanter d’avoir un coût par an et par habitant estimé à 31 euros pour financer son réseau appelé Breizhgo. Un autre record de France bien loin de la moyenne nationale établie à 57 euros par an et par habitant.

Un milliard à débourser pour la région

Avec cette nouvelle convention, la région s’est engagée à poursuivre ses investissements en faveur du ferroviaire à hauteur de 100 millions par an, soit un milliard d’euros sur l’ensemble de la durée de la convention. Après avoir commandé de nombreux trains régionaux à étage Regio2N ces dernières années, la Bretagne devra dévoiler sa nouvelle liste d’investissements d’ici un an. « On ne s’interdit pas de nouvelles dessertes », avance le vice-président chargé des transports Gérard Lahellec.

En retour, la SNCF devra rendre son offre « plus attractive » et atteindre l’objectif ambitieux d’une hausse de 23 % du nombre de voyageurs d’ici 2029. « C’est une offre de service public en plus », assure le président de la région Loïg Chesnais-Girard.

Pour satisfaire ses clients, la SNCF s’est déjà engagée à mettre en place « une garantie voyageurs » pour ses abonnés TER. Ces derniers pourront être dédommagés en cas de retards répétés. Preuve que tous les trains bretons ne sont pas à l’heure.