Municipales 2020 : « Il s’agit nullement de supprimer les étiquettes politiques », déclare Christophe Castaner à propos de la circulaire

INTERIEUR Une circulaire de Christophe Castaner n’attribue plus de couleur politique aux candidats sans étiquette dans les petites communes lors des municipales

C.A.

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Christophe Castaner
Christophe Castaner — Mathieu Pattier/SIPA

En déplacement à Rennes ce lundi, le ministre de l’Intérieur​ Christophe Castaner a longuement défendu sa circulaire sur la suppression des étiquettes politiques pour les candidats non déclarés politiquement dans les communes de moins de 9.000 habitants lors des municipales.

Accusé de vouloir masquer la faible implantation de son parti LREM dans les petites communes, le ministre de l’Intérieur a tenté d’éteindre la polémique : « Le nuançage des listes n’a aucun impact sur la représentation politique. Jusqu’ici, ces nuances étaient imposées par la préfecture pour permettre une analyse électorale et suscitaient de nombreux désaccords. Nous avons supprimé ce droit accordé aux préfets dans les communes de moins de 9.000 habitants. »

Une demande de l’association des maires de France selon Christophe Castaner

Le ministre a également réfuté que cette décision soit une volonté propre du gouvernement : « C’était une demande de l’association des maires de France. Il ne s’agit nullement de supprimer les étiquettes politiques. Chacun reste libre d’afficher son appartenance ».

Le ministre a par ailleurs justifié le choix du seuil de 9.000 habitants expliquant qu’il avait été retenu « parce que c’est le seuil à partir duquel l’État rembourse les frais de campagne ». Christophe Castaner a vivement critiqué les opposants à cette circulaire, qualifiant de « tentative d’enfumage » et dénonçant des « théories complotistes » et « une boîte à fantasmes » alimentées par certains élus.