Rennes : Une salle de type Zénith sortira de terre en 2024 près du Parc Expo

SPECTACLES L’équipement de 10.000 places sera implanté sur le site de l’actuel karting

Jérôme Gicquel

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Illustration du Zénith de Nantes, qui compte 8.500 places.
Illustration du Zénith de Nantes, qui compte 8.500 places. — Fabrice Elsner / 20 Minutes
  • Rennes va enfin se doter d’une grande salle de spectacles pour accueillir les stars de la chanson et de l’humour.
  • De type Zénith, mais sans l’appellation, elle sortira de terre en 2024 ou 2025 près du parc des expositions.
  • La salle sera dotée de 10.000 places.

Ville très branchée musique, Rennes va enfin se doter d’une grande salle de spectacles qui lui fait tant défaut. Pour accueillir des stars de la chanson ou de l’humour, il y a bien le Liberté dans le centre-ville mais sa jauge est limitée à 5.200 places. Quant au Muzikhall et ses 7.000 places au Parc Expo, ses conditions d’accueil du public et des artistes laissent franchement à désirer. Dans les tuyaux depuis plusieurs années, la construction d’un grand équipement culturel va donc se concrétiser. Il s’agira d’une salle de type Zénith, comme ses voisines de Nantes et Brest, mais qui n’aura pas l’appellation Zénith, l’utilisation de ce terme étant soumis à un cahier des charges bien précis.

Dotée d’environ 10.000 places, elle sortira de terre courant 2024 ou 2025 près du parc des expositions, sur le site de l’actuel karting. « C’est le site qui est apparu le plus pertinent en raison de son accessibilité et de la capacité importante des parkings du Parc Expo », indique Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole, qui en a fait l’annonce jeudi soir lors du conseil métropolitain.

Entre 55 et 60 millions d’euros pour construire la salle

Exit donc les sites de ViaSilva à Cesson-Sévigné et du Val Blanc à Chantepie qui étaient également à l’étude. Dans les prochaines années, c’est bien à proximité des grands hangars du parc des expositions, de l’autre côté de la quatre voies, que se produiront les stars de la chanson de passage dans la capitale bretonne. A vocation artistique et culturelle, la salle pourra également accueillir ponctuellement des rencontres ou séminaires professionnels.

Mais avant cela, la métropole va devoir acquérir la parcelle retenue. Elle est la propriété du groupe Pigeault, l’exploitant du Parc Expo, qui compte la céder pour deux millions d’euros. Il faudra également construire une nouvelle passerelle au-dessus de la route départementale 177 afin que le public accède à la salle depuis les parkings du parc expo. Et bien sûr ériger le grand équipement, dont le coût de construction devrait avoisiner les 55 ou 60 millions d’euros. « Mais toutes ces décisions opérationnelles appartiendront au futur exécutif », souligne Emmanuel Couet, qui a annoncé courant juin qu’il se retirerait de la vie politique au terme de son mandat en mars 2020.