Rennes : Ce qu’il reste à faire avant la mise en service de la ligne B dans un an

TRANSPORTS Le président de Rennes Métropole a dévoilé la date d’inauguration de la deuxième ligne de métro. Ce sera le 21 décembre 2019

Camille Allain

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La nouvelle rame de la future ligne B du métro de Rennes est à l'essai. Elle a été conçue par Siemens.
La nouvelle rame de la future ligne B du métro de Rennes est à l'essai. Elle a été conçue par Siemens. — C. Allain / 20 Minutes
  • La ligne B du métro rennais sera inaugurée le 21 décembre 2020 selon la métropole.
  • Il reste encore pas mal de travail aux équipes avant la mise en circulation.
  • De nombreux essais seront encore menés sur les rames de Siemens, notamment pour respecter toutes les normes de sécurité.

Il va encore falloir patienter. Mais jamais la livraison de la deuxième ligne de métro de Rennes n’avait semblé si réelle. Jeudi, le président de Rennes Métropole Emmanuel Couet a dévoilé la date tant attendue. A 5h du matin, le lundi 21 décembre 2020, la ligne B transportera officiellement ses premiers voyageurs. La fin d’un projet colossal dont les premières discussions remontent à 2001 à l’initiative du maire de l’époque Edmond Hervé. Lancé en 2013, le chantier XXL estimé à 1,3 milliard d’euros touche à sa fin. Voici ce qu’il reste à faire avant de couper le ruban.

Livrer les stations

Certaines sont quasi terminées mais pas encore livrées. A la date du 2 juin, l’ensemble des 15 stations de la ligne B devront être livrées et « remises » à Rennes Métropole, qui les mettra à disposition de Keolis. Un dernier week-end de portes ouvertes est par ailleurs programmé à Sainte-Anne les 27 et 28 juin. Depuis six ans, 70.000 personnes ont déjà participé à ces opérations de chantiers ouverts. En travaux, les abords des stations seront également livrés fin 2020. Seul le bâtiment qui accueillera le Star ne sera pas terminé place Sainte-Anne.

Tester les rames

Entamés en septembre 2018, les essais des rames de Siemens se poursuivent actuellement entre le garage atelier et la Courrouze. « Les tests sont très rassurants. Ils montrent la robustesse et la fiabilité du système », assure Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole. D’ici à quelques semaines, la Semtcar, qui mène le chantier, procédera à des premiers essais jusqu’à la station Saint-Germain, en centre-ville. « Pour l’instant, nous fonctionnons en manuel. Nous passerons en automatique en février », promet Xavier Tirel, le directeur de la Semtcar. Les tests sur toute la ligne seront effectués à compter de juillet 2020.

Avoir le feu vert de l’Etat

« Une longue période relative aux procédures de sécurité nous attend », prévient Emmanuel Couet. A partir de juin 2020, il faudra six mois à la métropole pour se mettre en conformité aux règles de sécurité et homologuer ses matériels. « Cela peut paraître long mais les enjeux sont considérables », ajoute l’élu. Ce sera ensuite à l’Etat, par la signature de la préfète, d’autoriser l’exploitation de la ligne.

Installer les portiques

Contrairement à la ligne A, qui fonctionne en mode « ouvert » depuis son ouverture en 2002, la ligne B verra ses accès être fermés par des portiques. « C’est un matériel totalement innovant, qui n’existe nulle part ailleurs », assure Jean-Jacques Bernard, vice-président délégué aux transports. L’accès devrait notamment être facilité pour les personnes en situation de handicap. La ligne A sera également équipée de ces portiques en 2020 afin de lutter contre la fraude.

Recruter le personnel

La livraison de la ligne B va pousser Keolis Rennes à embaucher. Dans un an, une petite centaine de personnes travaillera sur la deuxième ligne de métro : une soixantaine en maintenance et une petite quarantaine en exploitation. C’est un peu moins que sur la ligne A, du fait de la mutualisation.