VIDEO. Rennes: L’agent SNCF (et maire) à l’origine d’une fausse alerte à la bombe en gare condamné

JUSTICE Le cheminot avait lancé une fausse alerte « pour ne pas rater son train »

Camille Allain

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Un contrôleur de la SNCF ici en gare de Rennes.
Un contrôleur de la SNCF ici en gare de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Un agent SNCF avait lancé une fausse alerte à la bombe le 31 mars à Rennes.
  • Identifié grâce à son téléphone portable, il avait été interpellé dans le train. Il avait émis la fausse alerte pour ne pas le rater.
  • L’homme, qui était également maire d’une petite commune bretonne, a été condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel de Rennes.

Par son appel, il avait paralysé tout le quartier de la gare. Le 31 mars, un agent SNCF avait lancé une fausse alerte à la bombe en gare de Rennes (Ille-et-Vilaine). Ce dernier avait expliqué aux enquêteurs qu’il ne voulait pas rater son train. Celui qui était également maire de La Chapelle-aux-Filtzméens était jugé ce jeudi en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il a été condamné à une peine de quatre mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de soins.

Les faits s’étaient déroulés un dimanche matin et avaient entièrement paralysé le trafic ferroviaire. Le prévenu, qui craignait de manquer son train, avait téléphoné pour prévenir qu’une bombe se trouvait sous le pont Saint-Hélier, à deux pas de la gare de Rennes.

« Son burn-out a été reconnu »

L’alerte avait finalement été levée deux heures plus tard et le suspect rapidement appréhendé. Ce dernier avait été identifié grâce au téléphone portable avec lequel il avait appelé les autorités. L’auteur de la fausse alerte avait été interpellé dans la foulée, alors qu’il se trouvait dans le train qu’il craignait de rater. « Mon client souffrait d’épuisement. Son burn-out a été reconnu médicalement. Il ne se cherche pas d’excuses. Il souhaite exprimer ses regrets à tous ceux à qui il a causé des troubles », a fait savoir son avocat Maxime Tessier.

Le maire avait démissionné

Environ 300 voyageurs avaient été bloqués dans la capitale bretonne. Des militaires de l’opération Sentinelle avaient été déployés pour boucler le quartier.

L’homme qui travaillait comme agent à la SNCF avait expliqué être dans « une situation personnelle compliquée » aux enquêteurs. Le maire de la petite commune de La Chapelle aux Filtzméens avait démissionné de son poste d’élu quelques jours plus tard. Le tribunal a accepté la dispense d’inscription de la peine sur son casier judiciaire. « Il souhaite pouvoir réintégrer le service public sous une autre forme. »