Rennes: Mavalise, une tirelire pour voyager loin du tourisme de masse

VOYAGE La start-up propose des hébergements éthiques dans des destinations alternatives

Camille Allain

— 

Illustration d'un touriste dans le désert du Sahara.
Illustration d'un touriste dans le désert du Sahara. — Hollandse Hoogte / F.Lemmen / SIPA
  • Le tourisme de masse fait déborder certaines villes comme Barcelone, Porto ou Berlin.
  • La start-up rennaise Mavalise propose une solution alternative avec des hébergements éthiques.
  • La société ouvrira son service avant la fin de l’année et lance une campagne de financement participatif.

Barcelone, Venise, Porto, Berlin, Dubrovnik… Ces destinations incontournables ont pour point commun d’attirer des millions de touristes chaque année, au point de saturer. Le constat établi, les propositions de « tourisme durable » ont fleuri ces dernières années afin de contenter les voyageurs agoraphobes. A Rennes, Mavalise y va de sa proposition. La start-up dévoile  sa solution pour fuir le tourisme de masse et « faire place à l’espace ».

Pour attirer les curieux, la petite société tisse actuellement un réseau d’hébergements respectueux de leur environnement dans des destinations alternatives tout autour du monde. « Des refuges dans les bois au Québec, des cabanes dans les arbres en Colombie, des tonneaux au Portugal ou des lodges au bord de mer dans le Sahara occidental. Des professionnels qu’on ne trouve pas facilement sur le net », énumère la fondatrice Pauline Cardot.

Pauline Cardot (à gauche) et Romane Leblond ont créé la start-up Mavalise, qui propose des voyages alternatifs.
Pauline Cardot (à gauche) et Romane Leblond ont créé la start-up Mavalise, qui propose des voyages alternatifs. - C. Allain / 20 Minutes

Issue d’une formation dans le tourisme, la jeune femme souhaite « modifier la manière dont on consomme les voyages ». « Aujourd’hui, on farfouille sur Internet pour trouver des billets d’avion ou des hébergements et on réserve souvent en dernière minute. Donc on termine tous à Barcelone ou Marrakech avec des vols à 39 euros », regrette la diplômée de la Sorbonne.

« Il y a des villes qui sont devenues des dortoirs »

Pour proposer des offres originales, Mavalise a développé un algorithme associé à un système de cagnotte en ligne. Un peu comme une tirelire où l’on garderait ses économies pour partir l’été prochain. « A partir d’une certaine somme, on propose une carte du monde de destinations. Il y a des villes qui sont devenues des dortoirs à touristes que les locaux ont désertés. Mais il y a des alternatives », poursuit Romane Leblond, chargée de développement pour Mavalise.

La start-up, qui ouvre ce mardi une campagne de financement participatif, travaille en parallèle à la constitution d’un réseau d’hébergements « éthiques » mais à tarifs raisonnables. « L’offre de tourisme durable existe mais elle est souvent associée à de gros budgets. Nous voulons rester accessibles », conclut Pauline Cardot. Le service ouvrira d’ici décembre et espère séduire 200 voyageurs pour sa première année d’exploitation.