Une maraîchère va s'occuper des potages en permaculture de la ferme urbaine du Blosne.
Une maraîchère va s'occuper des potages en permaculture de la ferme urbaine du Blosne. — C. Allain / 20 Minutes

AGRICULTURE

VIDEO. Rennes : Une ferme urbaine s’installe au milieu des immeubles du Blosne

Deux parcelles seront bientôt consacrées à la culture de légumes

  • Une ferme urbaine vient de voir le jour au pied des immeubles du quartier populaire du Blosne, à Rennes.
  • Deux parcelles de 2.000 et 5.000 m² sont à disposition d’une maraîchère professionnelle.
  • Les légumes produits seront vendus à des restaurateurs, des habitants du quartier ou des amap.
  • Les premiers légumes devraient être récoltés au printemps.

Des carottes, pommes de terre, tomates, salades et aromates made in Le Blosne. Construit dans les années 60, le quartier populaire du sud de Rennes​ vient de voir une ferme urbaine s’installer au pied de ses immeubles. Porté par l’association Les Cols verts, le projet est issu de la troisième édition du budget participatif. « Nous sommes là pour rappeler des choses qui ont peut-être été oubliées. Comment fonctionne la nature, quel rôle a l’alimentation. Il faut que nous allions vers les habitants », explique Hélène Brethes, directrice de l’antenne rennaise du réseau des Cols verts.

Une parcelle de 2.000 m² cachée derrière la salle du Triangle servira de vitrine à ce projet de maraîchage pas comme les autres. La culture se fera essentiellement dans des bacs, la terre portant des traces de pollution aux hydrocarbures ou de remblais, ou encore sous serre. Mais le véritable grenier de la ferme urbaine sera prochainement aménagé au-delà de la rocade, non loin de l’écomusée.

« Ce ne sont pas des jardins partagés »

Là-bas, 5.000 m² de terre seront à disposition de la maraîchère engagée par l’association. « Ce ne sont pas des jardins partagés, c’est une exploitation professionnelle. La production pourra être proposée à des restaurateurs, des amap ou en vente directe », précise Hélène Brethes. L’association aimerait au passage proposer des « paniers solidaires » à tarifs réduits pour les habitants les plus modestes.

Le plan du futur site de maraîchage du Blosne, situé derrière le Triangle.
Le plan du futur site de maraîchage du Blosne, situé derrière le Triangle. - C. Allain / 20 Minutes

Régulièrement, les riverains seront amenés à s’emparer des outils pour participer au chantier basé sur le principe de la permaculture. « Nous voulons réfléchir avec les habitants, entendre ce qu’ils veulent voir pousser », explique la maraîchère Aline Desurmont. Cette habitante du quartier a d’abord travaillé comme juriste dans l’environnement puis comme formatrice, avant d’embrasser une nouvelle carrière dans le jardin. « Je ne me voyais pas être toute seule dans mon champ. Ici, au moins, il y aura toujours du monde ».

Une contrainte : la sécurité

La ferme urbaine présentera en revanche une contrainte de sécurité. Sans local fermé, l’association réfléchit au meilleur moyen de conserver ses outils et ses légumes. « Une partie de ce qui poussera ici sera donnée », admet la maraîchère. Rendez-vous au printemps pour les premières récoltes.