A quoi servira la future grande université de Rennes ?

EDUCATION Sept établissements d’enseignement supérieur à Rennes souhaitent s’unir pour gagner en attractivité

Camille Allain

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Les directeurs des sept établissements d'enseignement supérieur souhaitent créer une grande université de Rennes.
Les directeurs des sept établissements d'enseignement supérieur souhaitent créer une grande université de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • L’un des objectifs des sept établissements rennais est de gagner en attractivité à l’international mais aussi d’offrir davantage de services aux étudiants.
  • Les élèves devraient pouvoir facilement passer d’une filière à l’autre.

Elle n’est pas encore née mais elle a déjà son petit surnom : « Unir » pour « université de Rennes ». Cadette de la famille de l’enseignement supérieur, la future entité issue de la tentative avortée de fusion de Rennes 1 et Rennes 2​ devrait finalement réunir sept établissements et plus de 60.000 étudiants (lire encadré). A quoi servira cette future grande université de Rennes ? 20 Minutes a posé la question à ses parents.

Pour gagner en attractivité

A l’image de la France, toujours larguée dans les classements internationaux, la capitale bretonne aimerait bien gagner en attractivité auprès des étudiants étrangers. Sa future marque pourrait lui permettre d’être mieux identifiée à l’international. « Ensemble, nous avons été lauréats de plusieurs appels à projets. Nous voulons porter notre recherche au plus haut niveau d’excellence internationale. Nous voulons construire une grande université attractive », précise Olivier David, président de Rennes 2 et coordinateur de l’Unir.

Un « espace Shengen » pour les étudiants

Pour les 60.000 étudiants concernés, la future Unir offrira davantage de passerelles entre les différentes filières. « Ils auront la possibilité d’aller dans toutes les formations, de s’inscrire dans des doubles cursus », détaille Pascal Mognol, à la tête de l’Ecole normale supérieure.

Un « espace Shengen » où les étudiants devraient facilement pouvoir passer d’un établissement à un autre. « Les entreprises ont des besoins spécifiques, elles peuvent attendre un ingénieur architecte par exemple. Les étudiants doivent pouvoir venir à Rennes en se disant qu’ils vont réaliser leur rêve », embraye M’hamed Drissi, directeur de l’Insa.

Des services mutualisés pour la vie étudiante

« Notre objectif, c’est de ne rien changer dans la proximité avec nos étudiants », promet Olivier David. Les services d’inscription, par exemple, continueront d’être assurés au sein de chaque établissement. « On garde l’esprit de nos marques », poursuit le président de Rennes 2, tout en admettant qu’il faudra « réfléchir au nom de l’établissement qui sera inscrit sur le parchemin ».

La future grande université pourrait en revanche offrir davantage de services de vie étudiante. « Nous avons le potentiel de mutualiser nos équipements, comme pour la santé par exemple », précise Laurent Chambaud, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique.

La future structure ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années, le temps d’établir une feuille de route et d’élaborer une gouvernance adaptée. « On a encore pas mal de travail », reconnaissent les responsables des sept écoles.

Les sept établissements concernés

Le projet Unir réunit pour l’heure les deux universités Rennes 1 et Rennes 2, l’Insa (école d’ingénieurs), l’Ecole normale supérieure (ENS), Sciences Po, l’Ecole nationale supérieure de chimie et l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).