Rennes : Le plastique disparaîtra totalement des cantines en 2020

ENVIRONNEMENT Les contenants en plastique seront dans un premier temps remplacés par des barquettes biosourcées en cellulose en attendant une meilleure solution

Jérôme Gicquel

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Illustration d'une cantine, ici dans une école de Rennes.
Illustration d'une cantine, ici dans une école de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • La ville de Rennes annonce que le plastique aura totalement disparu des cantines à partir de l’an prochain.
  • Les contenants en plastique servant à réchauffer les plats seront remplacés par des barquettes biosourcées en cellulose.
  • La ville recherche toujours la meilleure solution de remplacement, craignant notamment un risque de pénibilité pour les agents.

La chasse au plastique s’accélère. Alors que plus de 14.300 élèves feront leur rentrée ce lundi dans les 83 écoles publiques de Rennes, la ville vient de s’engager à faire disparaître totalement le plastique de la restauration collective à compter du premier semestre 2020. Elle anticipe ainsi la mise en application de la loi Egalim, promulguée le 30 octobre, qui fixe à 2025 la fin de l’utilisation de contenant en plastique dans les cantines.

Si le plastique a déjà disparu des tables depuis plusieurs années, ce n’est pas le cas à la cuisine centrale municipale où sont préparés chaque jour près de 10.000 repas. Sur place, les agents utilisent encore des barquettes en plastique pour réchauffer les plats avant qu’ils ne soient acheminés dans les écoles.

Des barquettes biosourcées à la place du plastique

Mais dans quelques mois, c’en sera donc fini, obligeant la ville à s’adapter. « Ce ne sera pas facile », le reconnaît d’ailleurs la maire Nathalie Appéré. Dans un premier temps, les contenants en plastique seront remplacés par des barquettes biosourcées en cellulose. « Ce sera une solution transitoire le temps que l’on le trouve le bon contenant qui sera lavable et réutilisable, en inox ou en verre par exemple », souligne Nadège Noisette, adjointe déléguée aux approvisionnements. « Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain », prévient-elle.

Outre le changement de matériel, ce sont aussi les conditions de travail à la cantine centrale qui sont amenées à évoluer. Avec peut-être le risque de contenants plus lourds à porter pour les agents. « Il ne faut pas que cela soit un facteur de pénibilité pour les agents, indique Nathalie Appéré. Ni qu’il y ait un coût supplémentaire pour les familles. »

Une alternative végétarienne quotidienne à l’étude

En cette rentrée scolaire, la ville en profite également pour faire le bilan de son plan alimentaire durable adopté en 2017. Ce plan prévoyait notamment l’introduction de 20 % de produits bio dans les assiettes et la diminution de 50 % du gaspillage alimentaire d’ici à 2020.

« Cela me paraissait très ambitieux mais nous avons dépassé tous les objectifs, se réjouit la maire. Et nous allons encore continuer dans ce sens. C’est un processus permanent avec une volonté de pousser cette transition à son maximum ». Une réflexion est d’ailleurs en cours pour proposer une alternative végétarienne quotidienne aux enfants qui ne mangent pas de viande à la cantine.