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URBANISMELa densité urbaine et la hauteur des tours font débat à Rennes

Rennes: La densité urbaine et la hauteur des tours font débat

URBANISME
Un collectif d’habitants demande à la mairie de revoir sa copie pour «préserver leur qualité de vie»
Vue de Rennes et du quartier Villejean depuis le 17e étage de la tour de la ZAC Normandie Saumurois.
Vue de Rennes et du quartier Villejean depuis le 17e étage de la tour de la ZAC Normandie Saumurois. - C. Allain / 20 Minutes
Jérôme Gicquel

Jérôme Gicquel

L'essentiel

  • Des collectifs d’habitants dénoncent depuis plusieurs mois la multiplication des projets immobiliers et des tours de grande hauteur à Rennes.
  • Ils s’exprimeront ce lundi en fin de journée au conseil municipal de la ville.
  • La municipalité explique qu’elle n’a pas d’autre choix de densifier certaines zones pour accueillir de nouveaux habitants et préserver certains quartiers.

Comment construire plus de logements tout en préservant la qualité de vie ? Voilà une question à laquelle sont confrontés bon nombre de maires, notamment dans les grandes villes. Cette question de la densité urbaine va s’inviter au conseil municipal de Rennes ce lundi en fin d’après-midi.

Comme l’autorise la charte de la démocratie locale, un collectif d’habitants a ainsi obtenu, après le recueil de 1.000 signatures, l’ouverture d’un débat en séance sur la multiplication des projets immobiliers et des tours de grande hauteur dans la capitale bretonne. « Le débat sera ouvert, chaque groupe politique pourra faire ses propositions pour envisager la ville de demain », prévient d’emblée Sébastien Sémeril, premier adjoint en charge de l’urbanisme.

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C’est la révision du plan local d’urbanisme, adopté en février, qui a fait sauter les digues. Jusqu’à présent, notamment au début des années 2000, la ville s’était contentée de livrer des immeubles R + 4 standards.

Au Haut-Sancé, le projet de 500 logements passe mal

Depuis, la stratégie urbaine a évolué, la municipalité rennaise faisant le pari de la hauteur. Plusieurs immeubles de plus de 15 étages sont ainsi sortis de terre ou sont actuellement en construction. Et d’autres tours de grande hauteur sont déjà dans les tuyaux comme la tour Samsic et ses 26 étages dans le quartier de la gare ou celle de 17 étages portée par le bailleur Auguillon à la Poterie.

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Une densification qui passe mal dans certains quartiers comme au Haut-Sancé, au sud-est de la ville, où les riverains sont vent debout contre le projet de construction de 500 logements. Réunis en collectif, ils demandent, comme d’autres, à la mairie de revoir sa copie « afin de garantir leur cadre de vie » et de « préserver la cohérence des quartiers ».

Densifier certains quartiers pour en préserver d’autres

Face aux attaques, Sébastien Sémeril réplique en mettant en avant le besoin de construire de nouveaux logements à Rennes. « Une ville qui ne construit pas est une machine à exclure », assure-t-il, soulignant la croissance démographique de la ville et l’envolée des prix de l’immobilier qui se fait sentir.

D’où la nécessité, selon lui, de densifier certaines zones de villes comme les boulevards urbains ou certains faubourgs « pour mieux préserver certains quartiers résidentiels comme Cleunay, Patton ou Sud-Gare ». « Sinon on peut aussi grignoter du terrain sur les parcs, les jardins ou les surfaces agricoles. Mais ce n’est pas le choix qui a été fait par la ville afin de préserver la nature en ville et de limiter l’étalement urbain », assure-t-il.

Loin d’être clos, le débat ne devrait pas manquer d’agiter la campagne des municipales dans la capitale bretonne.

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