Rennes: Le projet de centre commercial Open Sky a du plomb dans l’aile

POLEMIQUE Le président de Rennes Métropole prend position et estime qu’il est préférable de renoncer au projet

J.G.

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Porté par la Compagnie de Phalsbourg, le projet de construction du centre commercial Open Sky à Pacé
Porté par la Compagnie de Phalsbourg, le projet de construction du centre commercial Open Sky à Pacé — Compagnie de Phalsbourg.

Le projet Open Sky n’a pas fini de faire parler de lui dans la métropole rennaise. Après cinq années de procédure judiciaire, la construction de ce vaste centre commercial de 40.000 m2 à Pacé, à l’ouest de Rennes, avait été validée en décembre par le Conseil d’État. Depuis, le projet cristallise les tensions.

Le groupe écologiste Sud et Ouest de Rennes avait été le premier à réagir en lançant une pétition en ligne, signée par plus de 6.500 personnes, pour dénoncer « un projet anachronique qui entre en totale contradiction avec les impératifs d’un aménagement harmonieux du territoire ». Les Verts estiment que ce projet va mettre « en danger le commerce de proximité » et va entraîner « la destruction de terres agricoles ».

Ce projet « semble aujourd’hui dépassé »

Dans les hautes sphères de la métropole rennaise, le projet ne fait pas non plus l’unanimité, loin de là. Interrogé par Ouest-France, le président Emmanuel Couet indique même qu’il est « raisonnable » de renoncer à la construction de ce centre commercial. « Le projet Open Sky avait été considéré en son temps comme innovant et qualitatif […]. Mais ce concept semble aujourd’hui dépassé au regard des exigences environnementales et des nouvelles politiques de déplacements dans la métropole », estime-t-il.

Reste maintenant à savoir quelle sera la réaction de la Compagnie de Phalsbourg, qui porte le projet, et peut se prévaloir d’un permis de construire signé en bonne et due forme. « Rien ne s’opposerait à ce qu’elle démarre les travaux. Mais ce n’est pas souhaitable. Je souhaite au contraire que nous puissions nous mobiliser sur un autre sujet », souligne Emmanuel Couet.