Rennes: Covoiturage, bus rapides et moins de diesel... Comment la métropole veut réduire les embouteillages

TRANSPORTS Le plan de déplacements urbains a été présenté jeudi soir en conseil métropolitain

Camille Allain

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Un bus électrique circulant à Rennes, le 2 mai 2018.
Un bus électrique circulant à Rennes, le 2 mai 2018. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le plan de déplacements urbains de Rennes Métropole prévoit des actions en faveur du covoiturage et des modes doux.
  • Des voies réservées aux bus et covoitureurs devraient être créées d’ici 10 ans autour de Rennes.
  • Les livraisons via des véhicules roulant au diesel seront prochainement interdites dans la ville centre.

Réduire les temps de parcours, diminuer les embouteillages et préserver la planète. Pour ficeler son nouveau plan de déplacements urbains, la métropole rennaise a dû se creuser la tête. Très attractif, le territoire est confronté à un afflux massif de voitures qui viennent chaque jour boucher ses artères et celles de ses habitants, pollués par les gaz d’échappement. Pour tenter d’améliorer la situation, la collectivité a présenté une série d’actions à mettre en place d’ici 2030. Un mélange de covoiturage, de mobilité douce et de réduction du diesel. Morceaux choisis.

Des voies dédiées aux bus et au covoiturage

D’ici dix ans, les onze quatre-voies qui mènent à Rennes offriront toutes une ligne réservée aux bus et aux covoitureurs. Soit par la création d’une troisième voie, soit en empruntant la bande d’arrêt d’urgence, si l’Etat l’accepte, ou même en fermant la circulation sur une des deux voies.

« Si on veut rendre les transports en commun et le covoiturage attractifs, il faut qu’ils soient plus efficaces que la voiture », résume Jean-Jacques Bernard vice-président de Rennes Métropole chargé des transports. L’élu espère ainsi lutter contre le phénomène de « voiture solo ». Aux heures de pointe, 100 voitures transportent 102 personnes.

Des parkings relais en périphérie

Pour éviter que tous les automobilistes se ruent vers la ville centre, des parkings relais seront créés dans les communes limitrophes, en amont des habituels bouchons. Les automobilistes pourront y laisser leur voiture et prendre un bus ou un covoiturage. Les personnes partageant leur véhicule pourront aussi profiter de facilités de stationnement à Rennes.

Réduire le diesel

D’après la métropole, l’activité logistique génère 30 % de la pollution atmosphérique émise par le trafic routier. Pour lutter contre le phénomène, la collectivité souhaite interdire les livraisons en véhicule diesel dans le centre-ville de Rennes et réduire de 30 % les déplacements dans le reste de la métropole. Aucune interdiction du diesel « grand public » n’est envisagée.

Des bus plus nombreux

Déjà réputée performante, l’offre de bus va être renforcée vers la périphérie. A la livraison de la ligne B du métro, un million de kilomètres de lignes intrarocade seront redéployés à l’extérieur du périphérique rennais. Les horaires tardifs seront étendus et la desserte du dimanche renforcée.

Des itinéraires vélos

Pour accompagner le développement du vélo, la métropole a voté en faveur de la création d’un réseau express métropolitain. Calqué sur le réseau rennais, il ambitionne de relier les communes limitrophes par des voies sécurisées réservées aux modes doux. L’objectif de 102 kilomètres devrait être atteint d’ici 2030.

Pour le train, c’est plus compliqué

Rennes Métropole aimerait améliorer la desserte ferroviaire de sa capitale mais se heurte au manque d’infrastructures. De nouveaux quais ont été réalisés en gare de Rennes mais l’objectif d’un RER toutes les quinze minutes aux heures de pointe semble irréalisable. Seule la ligne vers Vitré devrait être singulièrement améliorée.