VIDEO. Rennes: Des coussins d’air et 100 millions d’euros… Le chantier pharaonique de la gare touche à sa fin

TRANSPORTS L’équipement sera livré en juin et devrait accueillir 130.000 voyageurs par jour...

Camille Allain

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L'intérieur de la nouvelle gare de Rennes ici photographiée le 23 janvier 2019.
L'intérieur de la nouvelle gare de Rennes ici photographiée le 23 janvier 2019. — C. Allain / 20 Minutes
  • Les travaux de structure de la nouvelle gare de Rennes sont presque terminés. Il ne restera bientôt plus que «des détails» à terminer.
  • Avec son toit en coussins d'air et son bois, l'équipement est plus lumineux et plus accueillant.
  • L’équipement terminé sera livré en juin et devrait à terme accueillir 130.000 voyageurs par jour.

Il souhaitait s’inspirer de la forêt de Brocéliande. Mercredi matin, l’architecte de la nouvelle gare de Rennes a donc longuement évoqué les « arbres » soutenant le plafond, la « brume » représentée par un toit en coussins d’air, et les paysages de lande bretonne qui viendront entourer l’équipement. On a eu beau se boucher les oreilles pour se couper du bruit de la ville, on n’a pas réussi à plonger dans la mystique forêt bretonne. Mais on a apprécié la nouvelle architecture des lieux, dont les travaux doivent bientôt (« enfin » diront certains) se terminer.

La pose du toit, élément central de la nouvelle gare, sera achevée en février. Et les problèmes d’étanchéité pointés du doigt devraient être réglés. « Nous venons d’enlever la surtoiture donc il est plutôt logique qu’il y ait des fuites. Il y a des serrages à vérifier ici et là », assure l’architecte Etienne Tricaud. Dans la capitale d’une région réputée pour son ciel capricieux, un défaut d’étanchéité pourrait faire mauvais genre. D’autant plus quand la conception du fameux toit a absorbé une bonne partie de l’enveloppe de plus de 115 millions d’euros.

« Toutes les salles sont baignées de soleil »

Conçu en « ETFE », le toit de la gare ressemble à d’immenses coussins remplis d’air, alimentés par deux souffleries. Un matériau novateur destiné à amener de la lumière sans pour autant devenir une serre surchauffée. « Toutes les salles sont baignées de soleil grâce à cette couverture. Souvenez-vous auparavant, il y avait des zones sombres », résume Pascal Croce, responsable du chantier à la SNCF. Le bois de chêne, très utilisé au sol, donne également un aspect plus chaleureux que l’ancien carrelage blanc de l’ancienne gare.

L'intérieur de la nouvelle gare de Rennes ici photographiée le 23 janvier 2019.
L'intérieur de la nouvelle gare de Rennes ici photographiée le 23 janvier 2019. - C. Allain / 20 Minutes

Entamé en 2015, le chantier pharaonique touche à sa fin et toutes les entrées, ou presque, sont ouvertes aux voyageurs. « Les travaux de structure sont quasiment terminés. Il ne nous restera que des finitions comme les équipements divers ou la vidéosurveillance avant la livraison prévue au mois de juin », assure Pascal Croce, responsable du chantier à la SNCF.

Un restaurant en haut et une terrasse

Souvent perdus au milieu des travaux, les voyageurs peuvent déjà profiter d’espaces de travail avec vue sur les rails, et bientôt d’une terrasse avec vue sur la ville. Ils pourront prochainement s’inviter à la table du restaurant Paris-Brest, dont la carte a été imaginée par Christian Le Squer, le chef du Georges V, trois étoiles situé à Paris.

En plus d’être belle, la gare présentera l’avantage de créer un lien entre le nord et le sud de la ville. « L’objectif, c’était de les rapprocher, d’éviter la rupture entre les deux parties de la ville. La gare servira de trait d’union », estime le responsable de la SNCF. Boostée par l’arrivée de la LGV et l’essor démographique de la métropole, la gare voit déjà passer 65.000 voyageurs par jour. Un chiffre qui devrait doubler dans les années à venir.