Rennes: Cinq projets insolites du budget participatif qu’on aimerait bien voir se réaliser

INITIATIVE Le vote pour la quatrième saison est ouvert jusqu’au 10 février...

Jérôme Gicquel

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L'installation de cendriers interactifs, comme ici à Cannes, fait partie des 202 projets soumis au vote.
L'installation de cendriers interactifs, comme ici à Cannes, fait partie des 202 projets soumis au vote. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • La saison 4 du budget participatif est lancée à Rennes.
  • Les habitants ont jusqu’au 10 février pour élire leurs projets préférés.
  • Une statue en hommage à la galette saucisse ou un parc en mosaïque pourraient notamment voir le jour dans la capitale bretonne.

La saison 4 du budget participatif est lancée à Rennes. Les habitants ont jusqu’au 10 février pour voter en ligne en faveur de leurs projets préférés. 445 projets avaient au départ été proposés sur la plateforme de la Fabrique Citoyenne. Après examen des dossiers par les services de la ville, 202 projets sont finalement soumis au vote.

Parmi ces projets, nombre d’eux concernent des aménagements classiques comme des pistes cyclables, des aires de jeux ou des jardins familiaux. Dans cette liste, 20 Minutes a toutefois réussi à dénicher cinq projets insolites qui pourraient bientôt voir le jour dans la capitale bretonne.

Des lumières sous République.

C’est pour l’heure le projet le plus commenté du budget participatif. Deux étudiants en architecture se sont donnés pour mission de « mettre en valeur le patrimoine fluvial et architectural du centre-ville ». Pour ce faire, ils proposent une installation artistique lumineuse sous la place de la République, à l’endroit où la Vilaine « devient presque invisible » pour les passants.

Installées sous la structure des quais sur toute la longueur de la place, « ces lumières pourraient varier de couleur et/ou s’allumer alternativement afin de créer un effet de mouvement », indiquent les deux étudiants, qui ont chiffré leur projet à 30.000 euros.

Un parc en mosaïque aux Tanneurs.

Rennes aura-t-elle bientôt son parc Güell ? Prenant l’exemple de Barcelone, un habitant a déposé, comme la saison dernière, un projet de parc en mosaïque. C’est aux Tanneurs, à proximité des prairies Saint-Martin, que le projet pourrait voir le jour s’il recueille assez de suffrages.

En matière de mosaïque, Rennes en connaît déjà un rayon grâce à Isidore Odorico. Ce mosaïste a en effet laissé une œuvre considérable dans sa ville de naissance avec des mosaïques ornant de nombreux bâtiments de la ville. Le porteur du projet a chiffré son coût à 150.000 euros pour la collectivité.

Des cendriers interactifs.

Le projet existe déjà à Nantes et dans quelques autres villes. Pour lutter contre les mégots de cigarettes qui jonchent le sol, le groupe Skemm propose d’installer des cendriers interactifs dans la ville. Sur ces cendriers d’un nouveau genre, des questions portant sur l’actualité locale ou la culture sont posées.

Pour y répondre, le fumeur est invité à jeter son mégot dans l’un des deux compartiments qui composent le cendrier. Une fois pleins, les cendriers seront ensuite vidés, les questions changées et les mégots envoyés à l’entreprise finistérienne Mégo, chargée de leur dépollution et de leur recyclage.

Une statue hommage à la galette saucisse.

C’est assurément l’un des projets les plus loufoques de cette quatrième édition. Le collectif Rennes Supercool propose de rendre hommage à la galette saucisse, ce monument de la gastronomie locale, en lui construisant une statue. Il propose de l’installer à La Robiquette, ce lieu situé entre Rennes et Saint-Grégoire où les habitants se pressaient au début du XXe siècle pour venir déguster leur galette saucisse.

Un « safari graffiti » dans la ville.

De l’art bestial sur les murs de la ville. Composé de quatre artistes rennais, le collectif Alpha Bêta Cité imagine un « safari graffiti » à Rennes. Le principe : 26 peintures pour composer un alphabet géant à l’échelle de la ville avec un animal pour correspondre à chaque lettre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Collectif Alpha Bêta Cité (@safarigraffiti35) le 28 Oct. 2018 à 9 :17 PDT

Le collectif voit dans son projet « l’opportunité de réaliser une visite alternative et familiale de Rennes, construite comme une exposition à ciel ouvert et destinée à l’apprentissage de la lecture et de la culture street ».