«Gilets jaunes» à Rennes: Une rumeur infondée de décès et des heurts lors de la manifestation

GILETS JAUNES Plusieurs manifestants et forces de l'ordre ont été blessés lors d'affrontements...

C.A. avec AFP

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Des gilets jaunes défilent dans les rues de Rennes, le 19 janvier 2019.
Des gilets jaunes défilent dans les rues de Rennes, le 19 janvier 2019. — Damien Meyer / AFP
  • Environ 2.000 personnes ont défilé à Rennes samedi pour l’acte 10 des « gilets jaunes ».
  • La manifestation a été émaillée d’incidents et d’affrontements avec les forces de l’ordre.
  • La préfecture a également démenti le décès d’une femme, victime d’une crise d’asthme lors de tirs de lacrymogènes.

On s’y attendait. Samedi, le rassemblement régional des «gilets jaunes» a réuni environ 2.000 personnes à Rennes. La manifestation a été émaillée d’incidents et d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Samedi soir, la préfecture d’Ille-et-Vilaine évoquait 16 blessés dont six parmi les forces de l’ordre et dix chez les manifestants.

Longtemps, le cortège a « joué » avec les forces de l’ordre qui tentaient de freiner l’accès au centre historique. De nombreux tirs de lacrymogènes ont été nécessaires pour disperser « des individus violents, agressifs à l’égard des forces de l’ordre et déterminés à en découdre », précisait la préfecture dans un communiqué.

Les services de l’Etat ont également démenti le décès d’une femme, dont la mort a été annoncée sur les réseaux sociaux. « La personne victime d’un malaise et évacuée par le Samu est en urgence relative. Elle est asthmatique et les lacrymogènes ont déclenché une crise. Elle est prise en charge par les services hospitaliers », a ainsi déclaré Augustin Cellard, directeur de cabinet.

« Des dégradations inadmissibles »

En marge de cette manifestation non déclarée, plusieurs individus ont également pris à partie des commerces. Dans un communiqué, la maire de Rennes Nathalie Appéré a dénoncé « des dégradations inadmissibles de commerces et de mobilier urbain » et annoncé son intention de porter plainte « pour les dégradations commises sur l’espace public ». La maire socialiste a condamné « ces violences qui desservent les revendications portées par les gilets jaunes ».

 

Lors de cet acte 10, qui devait rassembler les «gilets jaunes» de toute la Bretagne, on pouvait lire sur une pancarte : « On n’arrête pas l’histoire avec des flashball », et, sur une banderole : « qui sème la misère récolte la colère ». Sur un gilet jaune était écrit : « injustice fiscale, colère sociale ».