Rennes: La Vilaine, ce «joyau» que la métropole entend montrer à ses habitants

NATURE L’aménagement de la vallée de la Vilaine a débuté aux portes de la capitale bretonne...

Camille Allain

— 

La vallée de la Vilaine ici photographiée depuis les falaises du Boël, à Bruz.
La vallée de la Vilaine ici photographiée depuis les falaises du Boël, à Bruz. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le projet de valorisation de la vallée de la Vilaine est entré dans sa phase opérationnelle à Rennes.
  • Des sentiers ont été aménagés au milieu des arbres de la Prévalaye pour rendre le site plus accessible.
  • Rennes Métropole souhaite faire de la vallée de la Vilaine une destination touristique pour les habitants.

La Vilaine porte bien mal son nom, les promeneurs habitués à la longer le savent bien. Depuis quelques années, c’est tout Rennes qui commence à s’en rendre compte. Après avoir délaissé son cours d’eau pendant des décennies, la capitale bretonne l’embrasse de nouveau. Dans le sillage des métropoles comme Lyon, Bordeaux ou Nantes, Rennes s’est décidée à valoriser les berges du fleuve qui la traverse. Et ambitionne même d’en faire un attrait touristique. « La vallée de la Vilaine doit devenir une destination de vacances dans la ville. C’est un joyau mais elle n’est pas assez connue des habitants », estime Jean-Luc Gaudin, vice-président de Rennes Métropole délégué à l’aménagement.

Le programme porté par la collectivité vise à valoriser les 25 kilomètres longeant le fleuve de Rennes à Laillé et notamment trois lieux : la Prévalaye, Cicé et le Boël. Plusieurs fois annoncé, ce projet s’est concrétisé ces dernières semaines par la réalisation de premiers aménagements à la Prévalaye, un lieu atypique trop peu exploité.

Des sentiers sont en cours d'aménagement à la Prévalaye, à Rennes. Les joggeurs s'en sont déjà emparés.
Des sentiers sont en cours d'aménagement à la Prévalaye, à Rennes. Les joggeurs s'en sont déjà emparés. - C. Allain / 20 Minutes

Combien de métropoles françaises peuvent se targuer d’avoir un tel espace sauvage bordant leur périphérique ? « Pour mettre en valeur cet endroit, il faut le rendre plus accessible. Les chemins n’avaient pas toujours de continuité », résume Ludivine Lucas, de la coopérative culturelle Cuesta, chargée de penser l’aménagement global de la vallée.

« Il y a tout un écosystème à faire découvrir »

Des sentiers balisés et bientôt enrobés d’un revêtement végétal novateur permettront aux citadins de se rendre aux étangs d’Apigné à vélo, en trottinette ou en poussette sans croiser une voiture ou presque sur près de trois kilomètres. Avec au passage une vue imprenable sur la biodiversité locale. « Il y a tout un écosystème à faire découvrir sans le détruire. Le paysage est fantastique », assure Daniel Guillotin, adjoint à la ville de Rennes chargé de l’écologie urbaine.

Ici et là, les sentiers emmèneront les habitants à la découverte d’aires de jeux, de bâtiments remarquables, d’une exploitation agricole ou de trous d’eau creusés par les carrières où la nature a repris ses droits. « Le potentiel est formidable. Nous pouvons donner une autre vision du tourisme à Rennes que celui bien connu du centre historique », assure Jean-Luc Gaudin.

« Ce projet va nous demander du temps »

Il faudra pour cela convaincre tous les propriétaires privés d’ouvrir leurs terrains aux curieux et ainsi résorber le manque de continuité des itinéraires. « Nous ne voulons pas passer en force ni mettre la pression. Ce projet va nous demander du temps », reconnaît l’élu. Aucune date de fin de chantier n’a donc été communiquée.