Rennes: Comment la métropole veut encourager l'installation de panneaux photovoltaïques

ENERGIE Une cartographie montrant le potentiel solaire des toits a été réalisée par la société In Sun We Trust...

Camille Allain
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Le siège de Rennes Métropole, situé boulevard Clémenceau.
Le siège de Rennes Métropole, situé boulevard Clémenceau. — C. Allain / 20 Minutes
  • Rennes Métropole a commandé une cartographie montrant le potentiel solaire de ses toits.
  • Réalisée par la société In sun we trust, elle doit inciter les particuliers, commerçants ou entreprises à installer des panneaux photovoltaïques.
  • La météo rennaise est parfois raillée. Mais elle pourrait fournir jusqu’à 3.000 gigawatts d’électricité par an.

A Rennes, le soleil brille en moyenne 1.700 heures par an. C’est mieux que Paris, mais beaucoup moins qu’Ajaccio (2.700 heures). Cette énergie, la métropole bretonne aimerait bien la capter pour la transformer en électricité. Pour encourager les particuliers et les entreprises à investir dans le photovoltaïque, la collectivité vient de nouer un partenariat avec la société In sun we trust qui a cartographié les toits de tous les bâtiments​ (ou presque) du territoire.

La carte réalisée à partir des données météo et de l’orientation des bâtiments affiche le potentiel solaire de chaque toiture. « On espère convaincre les habitants d’investir », résume Olivier Dehaese, vice-président de Rennes Métropole chargé de l’énergie.

La carte nous apprend que les maisons les mieux exposées pourraient rapporter jusqu’à 3.000 euros à leurs occupants avec une couverture en panneaux photovoltaïques, et que chacun des hangars de PSA a un potentiel incroyable mais pas encore exploité. « Nous voulons développer les énergies renouvelables et nous savons que le solaire est le meilleur atout du territoire », assure l’élu. En 2015, 13,6 gigawatts heure ont été produits par le soleil dans Rennes Métropole, soit la consommation électrique de 5.500 foyers moyens (hors chauffage et eau chaude).

Neuf bâtiments sur dix exploitables

Fondée en 2015, la société In Sun We Trust a mis au point ce cadastre solaire afin de « redorer le blason du photovoltaïque », précise son responsable de développement Antoine Ebel. « Les arnaques et les changements de prix de rachat ont fait mal à la filière. La France a pris un gros retard ».

Dans la capitale bretonne, neuf bâtiments sur dix pourraient être exploités, soit une puissance potentielle de 2.000 gigawatts heure par an. Et la météo bretonne ? « Ce qui est important, c’est l’ensoleillement, pas la chaleur. Le climat rennais est dans la moyenne française », poursuit le responsable de développement.

Une soixantaine de collectivités sont déjà équipées de ce cadastre solaire, dont les métropoles voisines de Nantes et Brest. « On sait que les agences locales de l’énergie sont davantage sollicitées là-bas. C’est ce que l’on recherche », conclut Olivier Dehaese.