Rennes: Une grande ferme photovoltaïque viendra cacher l’ancienne décharge de la ville

INFO 20 MINUTES Le site des Hautes-Gayeulles fermera ses portes à la fin de l’année...

Camille Allain
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Un technicien au milieu d'une ferme photovoltaïque. Ici à Lunel.
Un technicien au milieu d'une ferme photovoltaïque. Ici à Lunel. — Pascal Guyot / AFP
  • La décharge des Hautes Gayeulles, à Rennes, fermera ses portes en fin d’année. Elle devrait accueillir une ferme photovoltaïque.
  • Le site accueille une petite partie des déchets des habitants de Rennes Métropole, notamment les ordures ramassées par les balayeuses.
  • Interdit de construction, le site serait un lieu idéal pour installer des panneaux solaires. Une étude d’impact va être lancée.

C’est un immense champ bosselé et recouvert de pelouse. Mais sous sa couverture verdoyante, le site des Hautes-Gayeulles cache une réalité moins glorieuse. Ouverte au début des années 90, cette décharge accueille une partie des déchets des habitants de Rennes Métropole. Arrivé à saturation, le site fermera ses portes en décembre 2018. Selon nos informations, il devrait prochainement accueillir une ferme solaire.

Depuis son ouverture en 1992, le discret site installé non loin de la rocade nord accueille quelques milliers de tonnes de déchets chaque année. En majorité des balayures de voirie, difficiles à trier, et des mélanges de plâtre amenés en déchetterie. Des ordures qui ne peuvent pas être brûlées au sein de l’usine d’incinération de Villejean et doivent être enfouies.

La décharge des Hautes Gayeulles à Rennes, vue du ciel.
La décharge des Hautes Gayeulles à Rennes, vue du ciel. - Google Maps

Après 26 ans d’exploitation, le site géré par la société Charier fermera fin décembre. Mais que faire d’une décharge où il est interdit de construire, de planter ou d’accueillir du public mais que l’on doit continuer à surveiller ? La métropole aimerait coiffer cette « installation de stockage de déchets non dangereux » (le nom politiquement correct de la décharge) de centaines de panneaux photovoltaïques.

Plus de quatre hectares à disposition

« Nous disposons d’une surface d’un peu plus de quatre hectares qui pourrait nous permettre d’installer une ferme solaire dotée d’une puissance en crête de 3,5 mégawatts », assure Olivier Dehaese, vice-président de Rennes Métropole chargé de l’énergie et des déchets.

Pour s’assurer de la pertinence du projet, la collectivité a lancé un marché public et attend une étude d’impact. Une décision applaudie par les élus écologistes de la métropole. «Ces terres sont polluées et inutilisables pour un projet agricole. C'est la meilleure chose à faire», estime Matthieu Theurier, élu écologiste à Rennes Métropole. Un projet du même genre est en construction à Pont-Péan.

Fin 2016, la ville de Rennes avait voté la création d’une régie publique de l’énergie photovoltaïque. Cette structure doit permettre à la collectivité de revendre l’électricité qu’elle produit à EDF. Une recette aujourd’hui bien mince (25.000 euros en 2016) mais qui sera amenée à progresser dans le futur.