Rennes: Pourquoi le projet de parc naturiste ne verra pas le jour

BUDGET PARTICIPATIF L'idée a été déposée dans le cadre du budget participatif...

Camille Allain

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Une séance de yoga naturiste organisée au bois de Vincennes, à Paris.
Une séance de yoga naturiste organisée au bois de Vincennes, à Paris. — Jacques Witt/SIPA
  • Un projet de zone temporaire naturiste a été déposé dans le cadre du budget participatif.
  • Les services de la ville ne devraient pas laisser le projet être soumis au vote au motif qu’il « modifie les réglementations en vigueur ».
  • Un espace naturiste temporaire a ouvert dans le bois de Vincennes, à Paris.

C’est de très loin le projet le plus commenté de la quatrième édition du budget participatif. Porté par un habitant de la métropole rennaise, le projet de création d'une zone naturiste temporaire a pourtant peu de chances d’aboutir.

Le constat posé par Dominique est simple. « Rennes est une des grandes villes en France à ne pas avoir de créneaux piscine naturiste ». Ni même un terrain permettant de pratiquer ce qu’il décrit comme « un mode de vie ». Alors cet adepte du naturisme a décidé de se lancer et de proposer son projet à l’occasion de la quatrième édition du budget participatif.

Actuellement entre les mains du comité de suivi, son idée a pourtant peu de chances d’aboutir. Chargés d’étudier la faisabilité des 445 projets déposés, les services de la ville rappellent que « le budget participatif ne vise pas à modifier les réglementations en vigueur dans les espaces et établissements de la ville ». Et prévient qu’ils émettront un avis négatif quant à la poursuite du projet.

« C’est un vrai besoin au niveau urbain »

La zone naturiste temporaire envisagée se présentait comme « un lieu clos par la végétation cachant la vue et signalé par des panneaux » et aurait pu trouver place au parc des Gayeulles. Le projet avait reçu le soutien de la fédération française de naturisme et de plusieurs autres associations, selon son porteur.

Un espace temporaire réservé aux naturistes a été ouvert dans le bois de Vincennes, à Paris. « Ce n’est pas une tendance, ni une mode, c’est un vrai besoin au niveau urbain », expliquait récemment à 20 Minutes, le vice-président de la fédération nationale.