Bretons

Joël Labbé: “Avec François de Rugy, l’écologie rentre dans le rang”

ACTU BRETAGNE Le sénateur du Morbihan, avec ses fortes convictions écologistes et son franc-parler atypique, détonne dans le monde politique. S’il reconnaît avoir été un temps abattu par la démission de Nicolas Hulot, il assure être plus mobilisé que jamais, notamment sur deux questions : l’extension de l’interdiction des pesticides à toute l’Europe et la reconnaissance du métier d’herboriste...

Maiwenn Raynaudon-Kerzerho - Bretons

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Joël Labbé - Sénateur du Morbihan
Joël Labbé - Sénateur du Morbihan — Bretons

BRETONS : Qu’avez-vous pensé à l’annonce de la démission de Nicolas Hulot ?

JOËL LABBÉ : Je ne suis pas à En marche !, et je ne suis pas du tout dans l’esprit de ce mouvement. Par contre, j’avais salué l’entrée de Nicolas Hulot dans ce gouvernement. J’avais trouvé que c’était courageux de sa part, et je l’ai toujours soutenu quand il y était. Il a eu le courage d’y rester, mais aussi le courage d’en partir. Si j’ai été surpris et déçu dans un premier temps, je l’ai ensuite parfaitement compris. C’est un gros échec du gouvernement. Cela montre qu’ils ont utilisé Nicolas Hulot, que le président l’a utilisé.

D’un point de vue de la défense de l’environnement, sa présence n’a servi à rien ?

Il a fait tout ce qu’il a pu, mais dès l’instant où le gouvernement le nommait ministre d’État, il aurait dû avoir des moyens qu’il n’a pas eus. Le nombre de membres de son cabinet a été diminué. Du temps de Ségolène Royal, ce nombre était déjà insuffisant. Un ministre d’État doit avoir des moyens humains pour travailler, il ne les a pas eus. Pour moi, c’est aussi volontaire de la part du président : il veut tout contrôler. Le gouvernement a été cynique avec Nicolas Hulot.

 

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°146 d'octobre 2018.

Bretons n°146 - Octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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