Rennes: Les bons tuyaux pour éviter le vol de vélo

MOBILITE Depuis le début de l’année, 200 bicyclettes ont été volées dans la capitale bretonne...

Jérôme Gicquel
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Illustration d'un cadenas en forme de menottes, ici sur un vélo à Rennes.
Illustration d'un cadenas en forme de menottes, ici sur un vélo à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Une grande bourse aux vélos est organisée ce jeudi pour les étudiants à Rennes.
  • Dans la capitale bretonne, les vélos sont souvent la cible des voleurs avec déjà 200 vols enregistrés depuis le début de l’année.
  • Pour ne pas tenter le diable, l’association Rayons d’Action nous délivre quelques conseils.

Qui dit rentrée dit aussi bonnes résolutions pour les étudiants. Comme celle de se mettre en selle. Jeudi, une bourse aux vélos est organisée sur le campus de Villejean. L’occasion de dégoter une bonne vieille bicyclette pour se déplacer en ville. Malheureusement, les vélos sont souvent un objet de convoitise pour les voleurs.

Un problème récurrent à Rennes même si le nombre de vols a tendance à diminuer ces dernières années. Depuis le début de l’année, 201 vols ont ainsi été signalés au commissariat. Ce chiffre minimise sûrement la réalité, car toutes les personnes ne portent pas plainte, mais il témoigne tout de même d’un fort recul des vols par rapport à 2014, où 823 plaintes avaient été enregistrées.

Mettre le prix dans un bon cadenas

Il n’empêche, le vol reste toujours préjudiciable pour le propriétaire et se révèle « l’un des premiers freins à la pratique du vélo », comme l’explique Charles Levillain, coprésident de l’association d’usagers Rayons d’Action. Une fois volés, ces vélos sont vite revendus sur Internet ou dans des dépôts vente, si bien que peu de bicyclettes retrouvent leurs propriétaires. « On a quand même eu des cas où des victimes ont reconnu leur vélo sur Leboncoin et cela a débouché sur des interpellations », souligne la commissaire de police Sonia Carpentier.

Pour ne pas tenter le diable et éviter de se faire voler son beau vélo, quelques règles élémentaires s’imposent. « Le vol n’est pas une fatalité. On se rend compte souvent que les victimes n’ont pas pris toutes les dispositions pour l’éviter », assure Charles Levillain. Cela passe tout d’abord par l’achat d’un bon cadenas, ce qui nécessite de mettre un peu le prix. « Il faut surtout éviter les antivols à spirale. Avec une pince, on vole le vélo en même pas cinq secondes », indique le coprésident de Rayons d’Action, qui conseille plutôt d’investir dans un cadenas en U ou dans une grosse chaîne. « On estime qu’il faut mettre environ 5 % du prix du vélo dans un antivol », poursuit-il.

Le système Bicycode pour marquer les vélos

Mais un bon cadenas n’évite malheureusement pas le vol. Il faut aussi apprendre à bien attacher son vélo dans l’espace public. « Cela ne sert à rien d’attacher seulement la roue au cadre car le voleur pourra repartir avec le vélo sous le bras », souligne Charles Levillain. Il faut donc trouver un point fixe pour attacher son vélo comme du mobilier urbain ou un arbre. « On aimerait d’ailleurs qu’il y ait plus d’arceaux à vélo en ville et qu’ils soient mieux répartis dans les quartiers », poursuit le coprésident.

Dernier point et non des moindres, il est également conseillé de faire marquer son vélo à l’aide du système Bicycode. Moyennant cinq euros, l’association Rayons d’Action grave sur le cadre un numéro unique et standardisé qui permettra de restituer la bicyclette en cas de vol. « Si le vélo n’a pas été gravé, c’est très compliqué de retrouver le propriétaire. Surtout si le vélo en question n’a pas de caractéristiques particulières », indique la commissaire.

Pour essayer de retrouver les victimes, la police envisage également d’ouvrir un blog dans les prochains mois. « Cela recensera tous les objets volés qui ont été retrouvés, en particulier les vélos », précise un officier.