VIDEO. Rennes: Le conservatoire du patrimoine hospitalier vous dévoile ses trésors (et ses horreurs)

JOURNEES DU PATRIMOINE Installé depuis six ans sur le site de l'Hôtel-Dieu, le lieu héberge près de 6.000 objets médicaux en tout genre...

Jérôme Gicquel

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Le conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes ressemble à un cabinet des curiosités où s'entassent plus de 6.000 objets.
Le conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes ressemble à un cabinet des curiosités où s'entassent plus de 6.000 objets. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • A Rennes, le conservatoire du patrimoine hospitalier fait revivre la mémoire des instruments médicaux.
  • Plus de 6.000 objets anciens sont exposés dans ce bâtiment, situé sur le site de l’Hôtel-Dieu.
  • La collection s’enrichit chaque année avec des dons d’hôpitaux ou de particuliers.

C’est un petit bâtiment sans charme caché sur le site en plein travaux de l’Hôtel-Dieu à Rennes. A l’intérieur, le conservatoire du patrimoine hospitalier prend des airs de caverne d’Ali Baba pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la médecine. Une sorte de cabinet des curiosités où s’entassent près de 6.000 objets médicaux en tout genre.

« C’est important de conserver et de montrer tout ce matériel pour voir comment la médecine a évolué au fil des siècles », souligne Annic’k Le Mescam, présidente de l’association Conservatoire du Patrimoine Hospitalier de Rennes (CPHR). Certains visiteurs doivent d’ailleurs se sentir soulagés d’être nés à la bonne époque tant certains instruments s’assimilent plus à de la torture.

Exemple avec ce casque métallique utilisé pour reconstruire les Gueules cassées pendant la Première guerre mondiale. Ou cette clé de Garengeot du 18e siècle utilisée par les dentistes pour l’extraction des dents. « Cela arrivait qu’ils arrachent un morceau de mâchoire », s’amuse Annic’k Le Mescam.

Des dons d’hôpitaux ou de particuliers

Aucune spécialité de la médecine n’est oubliée dans ce conservatoire, de la gynécologie à la chirurgie en passant par la pharmacie. Au détour d’une salle, on tombe ainsi sur un vieux modèle de Resusci Anne, le mannequin utilisé pour les formations aux gestes de premier secours. « Il y a toute une légende autour de cette femme qui a été la plus embrassée au monde », souligne la présidente des lieux, dont les visites guidées regorgent d’anecdotes.

Ouvert il y a seulement six ans, le conservatoire enrichit chaque année sa collection avec des dons d’objets de la part des hôpitaux ou de particuliers. « C’est un peu la surprise quand on reçoit des colis. Il y a parfois des choses banales ou relativement neuves mais on tombe aussi sur des trésors », indique cette ancienne directrice des soins au CHU de Rennes.

Le site de l’Hôtel-Dieu étant en pleine métamorphose, se pose désormais la question de l’avenir du conservatoire. « On devrait rester à l’Hôtel-Dieu. Peut-être pas au même endroit mais en tout cas rester sur le site », indique Annic’k Le Mescam.