Bretagne: Le patrimoine a des labels précieux pour sublimer le vieux

TOURISME Plus de 80 communes sont labellisées villes d’art et d’histoire, petites cités de caractère ou communes du patrimoine rural...

Camille Allain

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Les portes mordelaises, anciennes fortifications de Rennes, font partie du patrimoine de la capitale bretonne.
Les portes mordelaises, anciennes fortifications de Rennes, font partie du patrimoine de la capitale bretonne. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le patrimoine est une source d’attractivité pour le territoire breton.
  • Les trois associations villes d’art et d’histoire, petites cités de caractère ou communes du patrimoine rural sont désormais liées par une convention avec la région.
  • Ces labels donnent droit à des subventions pour entretenir ce coûteux héritage du passé.

Concarneau, Malestroit, Châteaugiron ou encore Rennes. En Bretagne, plus de 80 communes sont labellisées villes d’art et d’histoire, petites cités de caractère ou communes du patrimoine rural. Ces trois associations de promotion du territoire, désormais liées par une convention, valorisent chaque jour le patrimoine breton pour le préserver. « C’est un vrai levier d’attractivité auprès des touristes. Toutes nos enquêtes le démontrent », d’après la vice-présidente du conseil régional Anne Gallo.

Souvent à l’écart du tourisme de masse du littoral, ces villes chargées d’histoire profitent de leur label pour attirer des visiteurs avides de faire un bond dans le passé. « Notre patrimoine est recherché. Et ces labels nous donnent une identité, une visibilité », témoigne Françoise Gatel, présidente du label Petites Cités de caractère.

« Les petites villes ne peuvent pas assumer seules »

L’ancienne maire de Châteaugiron a profité de ce réseau regroupant vingt villes né en Bretagne pour sublimer le cœur historique de sa commune et son château. « Les petites villes ne peuvent pas assumer seules la lourdeur de l’entretien de monuments historiques. Il faut s’allier. »

Alors que le Loto du patrimoine initié par Stéphane Bern n’existait pas, sa commune a pu compter sur les subventions de l’Etat et des collectivités comme la région Bretagne, pour  transformer son ancienne chapelle en centre d’art. Faire vivre le patrimoine évite qu’il ne se dégrade et ne meurt. « Il ne faut pas muséifier. Le patrimoine doit vivre, être ouvert », poursuit Françoise Gatel. La sénatrice d’Ille-et-Vilaine y voit en plus un levier d’attractivité pour les centres-villes ruraux, souvent désertés par les commerces et les habitants.

Classée ville d’art et d’histoire, Rennes est également inscrite dans la démarche en s’engageant à transformer ses anciennes fortifications en lieu de promenade aux portes mordelaises. Ou en reconstruisant l’ancien lavoir de Chézy​, à la demande de ses habitants. « Adhérer à ces associations, ce n’est pas une opportunité de se montrer. C’est un engagement de tous les instants qui s’impose à tous », rappelle Ana Sohier, adjointe à la ville de Rennes chargée du Patrimoine.