Rennes: Une présence policière accrue dans le centre historique mais pas de renforts

SECURITE Les commissariats de la rue de Penhoët et celui de Maurepas vont être «réactivés»...

Jérôme Gicquel

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Illustration d'un intervention de la police ici à République, à Rennes.
Illustration d'un intervention de la police ici à République, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le dispositif de police de sécurité du quotidien va se déployer dans les rues de Rennes.
  • Cela se traduira par une présence policière accrue dans le centre historique et dans le quartier de Maurepas.
  • Ce redéploiement des forces de l’ordre se fera pour l’instant à effectif constant.

PSQ comme police de sécurité du quotidien. Derrière cet acronyme se cache la recette du gouvernement pour mieux adapter le travail des policiers aux réalités du terrain. Très attendu par les policiers et les gendarmes, ce nouveau dispositif doit permettre de renforcer leur présence sur le terrain en les débarrassant de certaines tâches administratives. Trente quartiers de « reconquête républicaine » ont déjà été ciblés pour l’expérimenter en zone police. Dès l’automne, Rennes s’était porté candidate pour tester la PSQ dans le quartier de Maurepas. En vain puisque la capitale bretonne n’a pas été retenue dans la première vague.

La police de sécurité du quotidien va tout de même se matérialiser dans les rues de Rennes avec plusieurs mesures mises en place. Pour la Direction départementale de la sécurité publique d’Ille-et-Vilaine, il s’agit d’abord de « redéfinir les secteurs prioritaires de Rennes », indique Patrick Chaudet, son directeur.

Le quartier de Maurepas sous surveillance renforcée

Après Le Blosne, classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP) en 2013, et Villejean, doté d’une brigade spécialisé de terrain, c’est Maurepas qui va être sous surveillance renforcée. Ne servant pour l’heure qu’à recueillir des plaintes, le commissariat du quartier va ainsi être « réactivé » avec quatre ou cinq fonctionnaires qui y seront affectés. Une patrouille permanente doit également être installée dans ce quartier où le trafic de stupéfiants fait recette.

La présence policière va également être renforcée dans le centre historique de Rennes, notamment autour de la place Sainte-Anne, de la rue Saint-Michel et de la place des Lices. « Le trafic de stupéfiants s’est déplacé de République vers ce secteur. Et il y a aussi la présence de marginaux qui crée un sentiment d’insécurité », justifie Patrick Chaudet.

Un « vrai » poste de police dans le centre-ville

Conséquence de cette réorganisation des missions, le commissariat de la rue de Penhöet, « en sommeil » depuis 2002, sera lui aussi ranimé avec des horaires élargis la nuit en fin de semaine. De quoi satisfaire la maire Nathalie Appéré (PS) qui avait récemment réclamé un « vrai » poste de police dans le centre-ville. La brigade départementale d’intervention, qui assure notamment le maintien de l’ordre lors des manifestations, patrouillera également dans le centre historique de Rennes.

« Tout cela va dans le bon sens mais cela ne solde pas la question des effectifs », répond Nathalie Appéré, évoquant la baisse importante des effectifs de police ces dernières années. « Il y avait un policier pour 455 habitants en 2008. Ce chiffre est passé à un policier pour 658 habitants en 2014 », indique la maire, qui devrait prochainement s’entretenir avec le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb pour réclamer des renforts.

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