Rennes: Un an après l’incendie mortel, la résidence étudiante de Supelec va enfin rouvrir

INFO 20 MINUTES Un étudiant était décédé asphyxié par les fumées générées par un mégot mal éteint...

Camille Allain

— 

L'extérieur de la résidence Pascal, sur le campus Supelec Rennes, où un incendie a coûté la vie à l'étudiant Youssef Rabah.
L'extérieur de la résidence Pascal, sur le campus Supelec Rennes, où un incendie a coûté la vie à l'étudiant Youssef Rabah. — C. Allain / 20 Minutes
  • La résidence touchée par un incendie en mai 2017 est en travaux. Rénovée, elle sera rouverte aux étudiants en septembre.
  • Le bâtiment avait été touché par un feu qui avait coûté la vie à Youssef Rabah, un étudiant originaire de Bordeaux.
  • L'enquête se poursuit pour faire la lumière sur le drame. La thèse d'un mégot mal éteint est toujours privilégiée par les enquêteurs. 
  • La famille de Youssef attend de connaître la vérité. 

Elle n’a pas bougé pendant près d’un an, affichant au grand jour les cicatrices de l’incendie mortel. Frappée par le feu dans la nuit du 22 au 23 mai 2017, la résidence Pascal du campus de Supelec Rennes est en travaux. Enfin.

Le bailleur Les Foyers, propriétaire du bâtiment, espère boucler le chantier en juillet pour accueillir les étudiants à la rentrée de septembre. « Les travaux ont commencé en février. Le calendrier devrait être tenu », promet le bailleur, pas très bavard sur le dossier. Montant du chantier : 630.000 euros HT.

L'intérieur de la résidence Pascal, sur le campus Supelec Rennes, porte encore les stigmates de l'incendie qui a coûté la vie à l'étudiant Youssef Rabah.
L'intérieur de la résidence Pascal, sur le campus Supelec Rennes, porte encore les stigmates de l'incendie qui a coûté la vie à l'étudiant Youssef Rabah. - C. Allain / 20 Minutes

Laissée à la disposition des enquêteurs et des experts pendant des mois, la résidence a vu les stigmates extérieurs de l’incendie être effacés. C’est dans ce petit immeuble de trois étages que Youssef Rabah avait perdu la vie l’an dernier. L’étudiant originaire de Bordeaux avait été asphyxié alors qu’il dormait dans sa chambre. Tous les autres résidents s’en étaient tirés.

La cage d’escalier toujours noircie par les fumées

Un an plus tard, dix fenêtres ont été changées et les façades noircies nettoyées. A l’intérieur, les ouvriers s’affairent pour remettre à neuf le bâtiment. Seule la cage d’escalier porte encore les traces des épaisses fumées noires qui ont coûté la vie à Youssef.

Interrogé par 20 Minutes, le parquet indique que le dossier « est toujours à l’instruction et que l’enquête se poursuit ». Trop lentement aux yeux de la famille de l’étudiant. « On attend toujours les résultats. On sait très peu de chose depuis le drame. C’est pénible pour nous », témoigne Maaoui Rabah. La piste d’un mégot mal éteint évoquée par les experts après le drame semble toujours privilégiée. Et sans mise en cause, il n’y aura pas de procès.

La famille attend la vérité

Le père de Youssef attend pourtant de connaître la vérité. Quand il s’était rendu sur les lieux du sinistre, ce professionnel du bâtiment avait pointé du doigt plusieurs incohérences. « L’alarme incendie n’a pas fonctionné. C’est un voisin de l’immeuble d’en face qui a réveillé tout le monde. Et le dôme de désenfumage ? Pourquoi est-ce qu’il ne s’est pas ouvert ? Ce sont les pompiers qui l’ont activé à leur arrivée », déplorait-il.