Notre-Dame-des-Landes: Après l'abandon du projet, l'aéroport de Rennes veut rallonger sa piste

TRANSPORT La région Bretagne attend que l’Etat lui cède des terres…

C.A. avec AFP

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Un avion de la compagnie Hop décolle sur la piste de l'aéroport de Rennes Saint-Jacques.
Un avion de la compagnie Hop décolle sur la piste de l'aéroport de Rennes Saint-Jacques. — C. Allain / 20 Minutes

« On commence à être impatients. » Comme beaucoup d’élus locaux, le vice-président de la région Bretagne Gérard Lahellec a envie de faire décoller l'aéroport de Rennes, délivré de la « menace » à Notre-Dame-des-Landes, dont l’abandon a été annoncé en janvier. Propriétaire de l’équipement, la région attend que l’Etat lui rétrocède sept hectares de terrains.

En pleine croissance, l’aéroport de Rennes Saint-Jacques a vu passer 725.000 passagers en 2017. Un record historique qui devrait encore être battu cette année. Porté par l’arrivée de nouvelles compagnies comme Vueling ou EasyJet et l’ouverture de lignes européennes majeures (Barcelone, Rome…), l’équipement va en plus profiter de l’abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes. Mais il lui faut s’adapter.

La région envisage de mener 40 millions d’euros de travaux notamment pour rénover la plus longue des deux pistes (2.100 mètres) et ainsi accueillir des atterrissages « par tous les temps », selon le vice-président chargé des transports. « Si on resurface, il faudrait aussi agrandir la piste pour pouvoir accueillir des A321 nouvelle génération, moins bruyants et moins gourmands en énergie », ajoute Gérard Lahellec. Selon l’élu, ce rallongement pourrait se faire sur l’emprise actuelle de l’aéroport.

Les parkings à agrandir, le fret à revoir…

Un agrandissement de l’aérogare est également jugé « indispensable », de même que l’extension des parkings, aujourd’hui « saturés ». « Il va aussi falloir reconfigurer l’aviation d’affaires, la petite aviation privée, le fret », poursuit l’élu. A terme, la région Bretagne espère atteindre les deux millions de voyageurs par an.

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