Rennes: Yoga, piscine ou fiesta... Tout ce que vous pouvez faire le matin avant d’aller bosser

TENDANCE La quatrième édition de Good Morning Rennes a lieu jeudi matin aux Gayeulles…

Camille Allain

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300 fêtards avaient investi la piscine des Gayeulles en 2016 pour la 2e édition de Good Morning Rennes.
300 fêtards avaient investi la piscine des Gayeulles en 2016 pour la 2e édition de Good Morning Rennes. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes
  • La quatrième édition de Good Morning Rennes se déroule jeudi à la piscine des Gayeulles à partir de 6h30.
  • Cette fiesta du matin s’inscrit dans une tendance au « before work », des activités proposées avant d’aller travailler.
  • Des cours de yoga ou des sessions de nage sont proposés depuis quelques années à Rennes.

Jeudi, la piscine des Gayeulles ouvrira ses portes anormalement tôt. A 6h30, l’établissement accueillera ses premiers nageurs à l’occasion de la quatrième édition de Good Morning Rennes. Ce « before work » est une sorte de fiesta matinale pour les lève-tôt qui veulent se dépenser avant d’aller bosser. « C’est comme si on inversait la journée et que l’on commençait par faire la fête », explique Anne-Claire Loaëc, l’une des trois femmes à l’origine de l’événement.

Créé en 2015 et inspiré d’un séjour à Londres, ce rendez-vous annuel a tout de suite trouvé son public, affichant complet à chaque session. « J’ai l’impression que ça dégage une énergie folle », poursuit la jeune femme. Plutôt lève-tôt, Anne-Claire Loaëc profite en général du matin pour mener ses projets associatifs ou faire du sport. « C’est un temps pour soi, au calme. On n’est pas dans le stress du réveil qui sonne pour nous emmener bosser ».

Adepte du Morning Miracle, ouvrage à succès écrit par Hal Elrod, la jeune femme n’est pas la seule à apprécier les bienfaits du matin. A Rennes, les activités sont de plus en plus nombreuses au lever du jour. « Quand on a lancé notre premier créneau, on se demandait si ça allait marcher. Mais on a toujours entre 20 et 30 personnes qui viennent nager ou se détendre. Elles sont au calme, il n’y a pas un bruit. »

« C’est plus décontracté »

Depuis 2010, Goï Paolo ouvre la piscine Inoxia de Châteaugiron à 7h30 chaque mardi. Il a même ajouté un nouveau créneau le jeudi. « C’est plus décontracté que le soir et les gens partent en souriant. On commence bien la journée ». D’autres piscines comme celle de Cesson-Sévigné l’ont imité.

Clémence Frémond a elle aussi succombé au temps du matin. Depuis le changement d’heure, cette professeure de yoga donne un cours par semaine de 7h à 8h. « Auparavant, je travaillais dans une grande entreprise. Je terminais tard donc je me suis mise à courir le matin. C’était agréable. »

Un moment « serein, bénéfique »

Lors de sa formation en Inde, elle découvrira les bienfaits de la méditation matinale. « On pratiquait de 6h à 8h. C’est un moment serein où l’on est concentré sur son souffle, ses gestes, ses postures. C’est très bénéfique », assure-t-elle. Le succès de son créneau lève-tôt est tel que son institut Pur Yoga ouvrira une seconde session matinale à la rentrée.

Le constat est le même dans les salles de fitness. Très en vogue, la pratique est boostée par des créneaux horaires ultra-larges où l’accès est en général possible de 6h à 23h pour les abonnés. « Chez nous, les utilisateurs du matin restent minoritaires. Mais cela va peut-être changer. Dans nos clubs en Espagne, on commence les premiers cours à 7h30 du matin et ça cartonne. En France, c’est plutôt 10h », sourit Thierry Marquer.

En ouvrant dès 6h, le patron de l’enseigne L’Orange Bleue reconnaît s’être « adapté au marché ». Reste à braver la première des difficultés : se lever.