Bretons

Pierre Méhaignerie, “Si tout est concentré dans les métropoles, la Bretagne ne sera plus la Bretagne”

Bretagne Le 19 avril dernier, à Locminé, une matinée de réflexion coorganisée notamment par le maire de Vitré, Pierre Méhaignerie, et le géographe Jean Ollivro réunissait des personnalités aux opinions politiques et aux statuts très variés – du maire de Carhaix, Christian Troadec, à l’ancien maire de Quimper, Bernard Poignant, en passant par le député Paul Molac, pour réfléchir à l’avenir de la Bretagne. En toile de fond : l’opposition à un modèle de développement qui privilégie la centralisation dans les métropoles au détriment des villes moyennes et des territoires ruraux...

Maiwenn Raynaudon-Kerzerho - Bretons

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Pierre Méhaignerie, Maire de Vitré
Pierre Méhaignerie, Maire de Vitré — Emmanuel Pain - Bretons

Bretons : Pourquoi avoir organisé cette journée à Locminé, sur “La vie des gens demain en Bretagne” ?

Pierre Méhaignerie : Nous avons décidé d’organiser un débat, une réflexion tous les deux ans, dans l’esprit de la Conférence des villes, aujourd’hui disparue : lutter pour conserver l’esprit de la Bretagne, la diversité de ses territoires. La question qu’on se pose est : Quelle sera la vie des gens dans ces territoires, le niveau d’emploi et le bien-vivre ensemble dans quinze ans, si on concentre toutes les activités et la population dans les métropoles ?
Plusieurs exemples et contre-exemples basent notre réflexion. Le premier, c’est ce que j’ai ressenti à Toulouse et dans les villes d’Occitanie. Toulouse a gagné 150 000 habitants. La vie des gens s’est-elle améliorée ? La réponse est plutôt négative. Dans le même temps, des villes d’une très grande beauté, Auch, Cahors, Villefranche-de-Rouergue, sont en train de se paupériser.
Il y a une prise de conscience : c’est à nous de penser ce que doit être l’équilibre des territoires et ce que doit être la vie des gens demain. Le président du conseil économique et social d’Occitanie a fait une proposition, qui montre qu’on est au cœur du pouvoir et des rapports de force. Toulouse doit reconstruire son école de sciences politiques. Et le président a dit que ce serait bien que ça soit à Albi. Mais le maire de Toulouse s’y est opposé. Nous sommes dans une situation où il ne suffit pas d’être gentils, de discuter, il faut agir.

 

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Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°143 de juin 2018

Bretons n°143 - Juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

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