Bretagne: Bientôt des panneaux bilingues français-breton sur les routes nationales

PATRIMOINE Plusieurs collectifs réclamaient ces mesures depuis des années...

C.A.

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Certaines collectivités avaient déjà opté pour les panneaux bilingues en français et breton comme ici à Rennes.
Certaines collectivités avaient déjà opté pour les panneaux bilingues en français et breton comme ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

« Rennes, Roazhon ». A l’entrée de la capitale bretonne, les panneaux de signalisation sont bilingues et proposent aux usagers de la route la version française ou la version bretonne. Anecdotique pour certains. Tout un symbole pour les défenseurs de la cause bretonne.

Le phénomène devrait prendre de l’ampleur dans les mois à venir. Il y a quelques semaines, le collectif Ai'ta a reçu la confirmation que tous les panneaux situés le long des routes nationales seraient progressivement remplacés par des versions bilingues. « C’est un excellent signal. Cela montre que l’Etat prend en compte la langue bretonne », se félicite Yves-Marie Derbrée-Salaün, membre du collectif Ai’ta.

Des panneaux volés, des stickers collés

L’association milite depuis des années pour que la langue régionale soit lue et parlée. Avant elle, l’association Stourm ar Brezhoneg (Le Combat de la langue bretonne) avait fait de même, notamment en dérobant des panneaux. « Cela a permis de faire avancer les collectivités », soutient le porte-parole d’Ai’ta. Le Finistère avait été précurseur, avant que les Côtes d’Armor et le Morbihan ne suivent. Certaines municipalités ont également adopté les panneaux bilingues sur les routes communales.

Contactée, la Direction des routes de l’Ouest n’est pas très bavarde, précisant simplement que la campagne débutera en juin et qu’elle ne communiquera pas avant. On ignore combien de panneaux sont concernés.

On notera que le bilinguisme ne sera adopté qu’en cas de nouvelle implantation et de renouvellement. « Il ne s’agit en aucun cas de demander un remplacement de tous les panneaux. Cela coûterait une fortune », précise Yves-Marie Derbrée-Salaün. La Loire-Atlantique ne devrait pas être concernée, contrairement à ce qu’espérait le collectif.