Rennes: La ville délaisse le leader des couches pour un modèle plus écolo

ACHATS La municipalité veut promouvoir les achats publics responsables...

C.A.

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Illustration d'un enfant marchant à quatre pattes.
Illustration d'un enfant marchant à quatre pattes. — C. Allain / 20 Minutes
  • La ville de Rennes a choisi une nouvelle marque de couches pour ses crèches.
  • La politique des achats est orientée vers des produits plus responsables.
  • Le schéma a été adopté en conseil municipal lundi soir.

L’an dernier, Rennes avait abandonné Microsoft et opté pour un logiciel libre, réalisant au passage une économie de 500.000 euros. En début d’année, la municipalité a récidivé en ne renouvelant pas son contrat avec le géant de la couche Pampers. Jusqu’en décembre, le leader du secteur équipait toutes les crèches municipales de la capitale bretonne, soit un peu plus de 750 enfants accueillis chaque jour. Le service achat a profité de la fin du marché pour essayer un modèle plus écolo.

« Ce qui nous interpellait, c’étaient les problèmes de santé que les couches pouvaient générer. Elles sont souvent faites à base de produits pétroliers », explique Nadège Noisette, adjointe aux approvisionnements. L’an dernier, la firme Pampers avait refusé de transmettre la composition de ses produits​ à l’association 60 Millions de consommateurs.

Un surcoût de 26 %

Avant d’abandonner le leader, les crèches de la ville ont testé plusieurs modèles. « On ne voulait pas que ce changement oblige les équipes à changer les enfants plus souvent », poursuit l’élue écologiste. La ville a finalement passé contrat avec la marque Bambo Nature, qui propose des couches ne contenant ni lotion, ni parfum, ni colorant et composées à 50 % de matière renouvelable. Un choix qui va générer un surcoût de 26 % pour la ville, soit un montant annuel de 63.000 euros, contre 50.000 auparavant. « C’est un choix fort », assume l’élue.

Cette démarche s’intègre dans le schéma de promotion des achats publics responsables, adopté ce lundi en conseil municipal. Obligatoire depuis 2014 et la loi sur l’économie sociale et solidaire, ce document doit permettre à la ville de promouvoir les circuits courts et le réemploi. « Les achats de la ville et de la métropole réunis représentent 150 à 200 millions d’euros par an. Nous avons un vrai rôle », estime la maire Nathalie Appéré.