Rennes: «Je me suis vue mourir», un gendarme en civil sauve une femme qui s’étouffait

ACCIDENT Nadia mangeait au restaurant pour son anniversaire ce week-end…

C.A.

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Nadia a cru mourir étouffée alors qu'elle mangeait au restaurant.
Nadia a cru mourir étouffée alors qu'elle mangeait au restaurant. — C. Allain / 20 Minutes

C’était le soir de son anniversaire. Invitée par un couple d’amis à boire un verre dans un café près de la gare de Rennes, Nadia a bien cru qu’elle ne verrait pas le mois d’avril. Alors qu’elle profitait d’un rumsteck, cette Rennaise s’est étouffée​. « Un morceau de viande est resté coincé dans ma gorge. J’étais tétanisée, je ne pouvais plus respirer, plus bouger, plus parler. Je me suis vue mourir », témoigne-t-elle.

Figée, Nadia voit alors son visage devenir violet, ses yeux gonfler. Face à elle, son amie se rend compte qu’elle s’étouffe. « Elle s’est levée, elle était paniquée, elle appelait à l’aide ». Assis à ses côtés, Guy n’hésite pas une seconde. Il se lève et enroule ses bras autour du buste de Nadia. En deux pressions successives, il fait sortir le morceau coincé. « Il l’a fait avec beaucoup de calme, il savait ce qu’il faisait », témoigne son amie. « C’est mon sauveur, je l’ai tellement embrassé, je n’arrêtais pas de le remercier ».

Intriguée par le sang-froid et la maîtrise de son ami, Nadia a découvert que son sauveur avait une longue carrière de gendarme derrière lui. Aujourd’hui réserviste, Guy est devenu un héros aux yeux de la Rennaise. « Je voulais lui rendre hommage. C’est grâce à lui que je suis toujours là ».

Le patron du restaurant relativise

Contacté, le patron du café relativise. « Je dirais plutôt qu’elle a avalé de travers. C’est vrai que c’est toujours impressionnant ». La loi impose qu’au moins un membre du personnel de l’établissement soit formé aux premiers secours.

La suffocation est le deuxième accident domestique qui fait le plus de victimes en France après les chutes. Près de 3.000 personnes perdent la vie chaque année en s’étouffant. En cas de suffocation, la Croix Rouge conseille d’abord d’administrer des claques entre les omoplates de la victime. Si cela s’avère insuffisant, des compressions abdominales sont nécessaires.