Rennes: Notre-Dame-des-Landes abandonné, l’aéroport accueille EasyJet et veut s'envoler

TRANSPORTS La compagnie aérienne EasyJet a inauguré sa liaison vers Lyon ce lundi...

Camille Allain

— 

Un Airbus A320 de la compagnie aérienne EasyJet ici sur le tarmac de l'aéroport de Rennes, le 26 mars 2018.
Un Airbus A320 de la compagnie aérienne EasyJet ici sur le tarmac de l'aéroport de Rennes, le 26 mars 2018. — C. Allain / 20 Minutes
  • EasyJet a inauguré sa nouvelle ligne aérienne entre Rennes et Lyon ce lundi.
  • La compagnie n'était pas présente à l'aéroport de Rennes.
  • L'abandon de Notre-Dame-des-Landes a décomplexé l'équipement.
  • L'aéroport bat des records de fréquentation chaque année.

Il était 12h45 ce lundi quand l’Airbus A320 s’est posé sur le sol rennais. Parti de Lyon un peu plus d’une heure plus tôt, le vol 4319 restera à jamais le premier opéré par EasyJet sur le tarmac de l’aéroport de Rennes-Saint-Jacques. Un événement tant la compagnie aérienne était attendue dans la capitale bretonne. « Il a fallu faire preuve de persuasion pour convaincre », reconnaît le directeur Gilles Tellier.

A écouter le directeur adjoint d’EasyJet, c’est surtout « le potentiel économique » de Rennes et de ses environs qui a convaincu la compagnie d’ouvrir sa liaison vers Lyon, déjà opérée par Air France avec sa filiale Hop. « Nous étudions le marché depuis des années, assure Reginald Otten. Il y a un développement de la population et le territoire est attractif, dynamique. Il y a un potentiel tant pour notre offre de loisirs que pour la clientèle affaires ». L’annonce récente de l’abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes a-t-elle achevé de persuader EasyJet ? « Non, la décision a été prise bien avant », promet son directeur adjoint.

>> A lire aussi : «On vise 1,5 million de passagers dès 2019»

Avec cette ouverture de ligne, l’aéroport bénéficie de 75.000 sièges supplémentaires chaque année. De quoi battre son record de 725.000 passagers établi en 2017. « Cela confirme les ambitions de développement que nous devons avoir pour cet équipement », estime Gérard Lahellec, vice-président de la région Bretagne chargé des transports. « On vise 1,5 million dès 2019 », assurait à 20 Minutes le patron de la Chambre de commerce et de l’industrie Emmanuel Thaunier.

Une liaison en bus à améliorer

Si la direction de l’équipement propriété de Vinci et de la CCI n’a cessé de croire au potentiel de Rennes, les élus étaient plus réservés ces dernières années. Débarrassés du spectre de Notre-Dame-des-Landes, tous semblent désormais vouloir faire décoller la plate-forme. « Cela nous offre une perspective nouvelle. Il faut avoir des ambitions, installer des liaisons durables comme celle-là », poursuit l’adjoint aux transports.

Le développement de l’aéroport de Rennes passera par l’amélioration des infrastructures existantes. La liaison en bus y est toujours insuffisante et il faudra encore attendre un an avant un rapprochement de l’arrêt. Quant aux capacités de stationnement, elles vont sans doute s’avérer limitées. « J’espère que le développement n’ira pas trop vite car il faut suivre », estime Gérard Lahéllec. Les collectivités semblent s’être réveillées. Il était temps.