Rennes: La ville part en guerre contre les stickers et les tags moches

PROPRETE Nathalie Appéré a annoncé le lancement d’un plan d’actions pour améliorer la propreté…

Camille Allain
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Le centre-ville de Rennes a été saccagé samedi 6 février lors d'une manifestation d'opposants à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes.
Le centre-ville de Rennes a été saccagé samedi 6 février lors d'une manifestation d'opposants à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • La ville de Rennes lance un grand plan propreté.
  • La municipalité entend notamment lutter contre les tags et les stickers.
  • Un million d’euros supplémentaires seront alloués à ce plan d’actions.

« La multiplication des tags, c’est insupportable. » La maire de Rennes Nathalie Appéré a beau avoir validé l’achat d’une œuvre du roi du street-art War, elle ne cautionne pas pour autant toute l’expression artistique de rue. Ce mercredi, l’élue socialiste a présenté une série de mesures censées améliorer la propreté de la ville, ciblant notamment les tags et les stickers. « On en voit de plus en plus. C’est gênant pour les Rennais et pour nous. Cela prend un temps fou à nos agents pour les enlever. Il faut verbaliser », prévient la maire.


Verbaliser pour un autocollant, vraiment ? « Nous l’avons déjà fait, et nous allons continuer à le faire », poursuit l’élue avec fermeté. « Ils sont souvent signés, donc il est facile de savoir vers qui se retourner ». Ce renforcement des sanctions s’accompagne aussi d’une amélioration des techniques pour nettoyer les murs. Là où les agents n’intervenaient qu’à moins de deux mètres de haut, ils pourront désormais grimper jusqu’à cinq mètres grâce à l’achat d’une nacelle. « La demande est en constante progression », insiste Cyrille Morel, adjoint chargé de la propreté. En 2017, environ 1.200 sollicitations ont été adressées à la mairie pour l’enlèvement de tags.

« Il y a un sentiment de dégradation »

Ces mesures de propreté s’insèrent dans un plan d’actions lancé mercredi par la municipalité et qui fait suite à un diagnostic propreté effectué à l’automne auprès des habitants. « Il y a un sentiment de dégradation », admet la maire. L’idée de ce sondage a germé dans la tête des élus après la multiplication des manifestations au printemps 2016. De nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer les dégradations répétées dans le centre-ville.


Pour financer ce plan propreté, la ville a consenti à débourser un million d’euros, qui s’ajoutent aux cinq millions consacrés chaque année à ce dossier. La ville va par exemple augmenter le nombre de poubelles en ville et le nombre de panneaux d’affichage libre. Des urinoirs mobiles ont également été achetés pour les grands événements.

Enfin, la municipalité souhaite mieux communiquer dans les quartiers autour des points d’apport volontaires, souvent le théâtre de dépôts sauvages. L’an dernier, 500 amendes de 68 euros ont été dressées.