La Bretagne va élire son nouveau champion du monde de la crêpe

GASTRONOMIE Un concours est organisé mardi pour mettre en avant le métier...

Camille Allain
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Le concours du meilleur crêpier est organisé chaque année en Bretagne. Ici lors de l'édition 2017.
Le concours du meilleur crêpier est organisé chaque année en Bretagne. Ici lors de l'édition 2017. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • La Bretagne élira mardi son meilleur crêpier près de Saint-Malo.
  • Ce concours est réservé aux professionnels et vise à valoriser le métier.
  • La gagnante de l'édition 2017 avait gagné une belle notoriété.

Le concours est surtout régional. Mais soyons clairs. Celui qui deviendra meilleur crêpier de Bretagne mardi sera automatiquement sacré champion du monde. Né dans le Finistère, ce concours culinaire sacre depuis 2009 le meilleur crêpier professionnel de la région. « C’est avant tout pour mettre en avant notre métier. On a longtemps été pris de haut dans la restauration. Les gens pensaient qu’on n’était bons qu’à faire des complètes et des galettes saucisses ».

Président de la fédération crêpière, Gilles Stéphant est un homme fier. C’est sous son impulsion que ce concours est né il y a presque dix ans. Son objectif est clair. Il veut mettre dans la lumière les beaux établissements, qui travaillent des produits de qualité. « J’enrage quand je vois des crêperies qui servent des galettes industrielles dans les lieux hyper touristiques. A la fédération, on ne veut que du fait maison », poursuit le restaurateur.

Mardi, une trentaine de professionnels s’affronteront à Saint-Jouan-des-Guérets, tout près de Saint-Malo pour prétendre au titre régional. Toute la journée, les candidats devront rivaliser d’originalité et travailler les produits imposés. « Le lieu jaune et la moule pour le salé. Le citron, la mangue et l’amande pour le sucré ». A la clé un formidable coup de pub pour le vainqueur.

Médaillée d’or l’an dernier, Catherine Beuzit avoue avoir passé « une année chargée ». « Je ne pensais pas que je serais autant sollicitée. Pendant un an, on devient ambassadeur de la crêpe ». Un peu comme miss France en fait. Propriétaire de la crêperie Mad’Moiselle Breizh, à Plougasnou, dans le Finistère, elle a vu son chiffre d’affaires croître de 30 % cette année. Mais elle a surtout vu sa notoriété grimper, y compris à l’international. « On a reçu beaucoup d’Allemands, d’Espagnols. Certains voulaient même faire un selfie avec moi », poursuit la Bretonne.

3.500 à 4.000 crêperies dans le pays

Titrée avec sa « galette d’or » faite de noix de Saint-Jacques, des poires et de légumes de saison, Catherine Beuzit assume son choix de travailler « des produits locaux et de qualité ». « Les crêperies s’ouvrent à des plats qu’on ne voyait pas avant. D’autres restent dans le classique. Chacun fait ce qu’il veut ».

La France compte entre 3.500 et 4.000 crêperies. «C’est un secteur porteur. Quand une ferme, une autre ouvre», selon le président de la fédération.