Prix de l'immobilier à Rennes: Le marché explose mais la hausse des prix reste contenue

ACHAT D'APPARTEMENT Alors que le marché est reparti à la hausse, « 20 Minutes » s’est penché sur l’immobilier dans les plus grandes villes de France. Très attractive, Rennes fait partie des marchés les plus dynamiques…

Camille Allain

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Illustration de programmes immobiliers récents, ici dans le secteur de Jacques-Cartier, à Rennes.
Illustration de programmes immobiliers récents, ici dans le secteur de Jacques-Cartier, à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le volume des ventes a explosé cette année à Rennes.
  • Le marché immobilier est dynamique mais reste sain.
  • Les prix sont en hausse de 4 % mais ne flambent pas grâce à de nombreuses offres.

Il fut un temps pas si lointain où Rennes faisait partie des villes françaises où se loger coûtait le plus cher. Grâce à « un choc de l’offre » et une politique ambitieuse de construction, la capitale bretonne a su rentrer dans le rang et diminuer la tension sur son marché immobilier. Très attractive, la métropole a tout intérêt à continuer de construire, sous peine de voir les prix flamber de nouveau, car la demande est forte.

Le volume de ventes explose

Rendu muet par la crise de 2009, le marché immobilier s’est refait la cerise. En 2017, le nombre de ventes a ainsi progressé de 30 à 35 % à Rennes par rapport à 2016, année déjà faste pour les transactions. « Les taux d’intérêt sont bas, le marché est dynamique, les gens sont en confiance… Tous les voyants sont au vert », analyse Geoffroy Emonnet, notaire à Betton et responsable communication de la chambre des notaires d’Ille-et-Vilaine.

Métropole à taille humaine, jeune et dotée d’un marché de l’emploi en reprise, Rennes s’est dotée il y a quelques mois d’un atout supplémentaire. Comme Bordeaux, la capitale bretonne profite de l’effet LGV, qui la place à moins d’une heure trente de Paris en train. « Traditionnellement, le sud de la ville était plus populaire. Mais avec la nouvelle gare et le quartier EuroRennes, on voit que le sud gare comble son retard sur les quartiers les plus huppés du nord du centre-ville », poursuit le notaire.

La LGV a fait grimper les prix

Les prix de vente ont ainsi grimpé de 10 à 15 % en un an autour de Sainte-Thérèse où une maison de 100 m² et son petit terrain de 300 m² se vendent autour de 360.000 euros. Les abords des stations de la future ligne B du métro ont également gagné en attractivité, à l’image de Maurepas et des Gayeulles, qui voient le prix au mètre carré grimper de 3 à 5 %.

D’une manière plus globale, Rennes échappe pour l’heure à une flambée des prix. En 2017, la hausse devrait ainsi être contenue à 4 % et s’établir en moyenne à 2.400 euros du m² dans l’ancien et 3.900 euros dans le neuf. « C’est une hausse modérée, surtout dans cette période faste. Nous avons connu par le passé des marchés fous où le vendeur dictait son prix. Aujourd’hui, les acheteurs ne sont pas prêts à surpayer, ils restent prudents », analyse Geoffroy Emonnet.

Beaucoup de chantiers dans le neuf

Décrit comme « sain », le marché immobilier rennais est notamment régulé par les importantes livraisons dans le neuf. La concurrence entre les nouveaux quartiers comme Baud-Chardonnet ou plus récemment la Courrouze et Beauregard offre de belles opportunités aux acheteurs. « Les prix sont plus modérés dans ces nouveaux espaces », notent les notaires.