VIDEO. Rennes: Qui sont ces grands enfants toujours fans de Lego à 40 ans?

EXPOSITION La commune de Chantepie accueille plus de 70 exposants pour son événement Chantebriques ce week-end…

Camille Allain
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Des vieux modèles de Lego. Ici chez Raphaël, à Rennes, un collectionneur.
Des vieux modèles de Lego. Ici chez Raphaël, à Rennes, un collectionneur. — C. Allain / 20 Minutes
  • Une grande exposition Lego a lieu ce week-end à Chantepie, près de Rennes.
  • Des milliers de visiteurs sont attendus.
  • Plus de 70 collectionneurs et créateurs seront réunis.

« On se laisse prendre au jeu. Parfois je commence à construire à 20h. Et quand je lève les yeux, il est 3h du matin. » Jean-Sébastien Le Berre est un « AFOL ». Comprenez « adult fan of Lego » en anglais. A 31 ans, ce journaliste ne peut pas s’empêcher de jouer avec ses briques à chaque fois qu’il rentre chez ses parents, installés dans le Finistère. Sa passion dévorante l’a même poussé à créer il y a trois ans Brickouest, une association de fans de Lego.

Après une première exposition en 2015, son association organise ce week-end un nouveau rendez-vous à Chantepie, près de Rennes. Au moins 10.000 personnes sont attendues. « Le Lego, ça parle à tout le monde. C’est intergénérationnel, on voit des papis qui jouent avec leurs petits enfants. Tout le monde a déjà essayé dans sa vie », témoigne le président de Brickouest.

Il reproduit les châteaux de Game of Thrones

Fan de Lego depuis son enfance et la découverte d’un petit tracteur offert à Noël, Jean-Sébastien Le Berre n’est pas un collectionneur. Sa passion à lui, c’est la création. « J’ai reconstitué la ville de Brest et des monuments connus. J’ai aussi reproduit la trentaine de châteaux qui apparaissent dans Game of Thrones et plusieurs scènes de bataille de la série ». Des œuvres qui seront visibles ce week-end.

Pour construire, ce passionné peut piocher dans le grenier de ses parents, qui abrite des centaines de milliers de pièces, toutes rangées par forme, couleur et taille. Une mine d’or. « Autrefois, mon père chinait aux premières heures du jour sur les brocantes, mais aujourd’hui, ça se fait beaucoup sur le net ». Dans son village de L’Hôpital-Camfrout, au sud de Brest, « les gamins viennent encore vendre leurs briques » à son père.

« J’y passais des heures »

Les dealers de Lego sur le net, Raphaël les connaît bien. Professeur à la vie, ce passionné de briques collectionne les pièces les plus anciennes. « Avant 1978. Car après, les personnages ont changé de forme, les couleurs ont évolué », explique le collectionneur. « J’ai eu quelques boîtes quand j’étais gamin, j’y passais des heures. Ensuite, j’ai un peu laissé ça de côté, mais c’est revenu », poursuit le Rennais, aujourd’hui âgé de 45 ans.

Un enfant joue avec des vieux modèles de Lego. Ici chez Raphaël, à Rennes, un collectionneur.
Un enfant joue avec des vieux modèles de Lego. Ici chez Raphaël, à Rennes, un collectionneur. - C. Allain / 20 Minutes

Si sa collection déborde un peu partout dans son appartement, elle est aussi utilisée au quotidien par son fils Gaspard, âgé de 11 ans. C’est lui qui accueille une bonne partie des pièces dans sa chambre, y compris un vieux ferry datant de 1968. « Il est uniquement fait avec des briques classiques. Lego reste une entreprise lucrative. Aujourd’hui, elle fait de plus en plus de pièces à usage unique », regrette l’enseignant. Au bord du gouffre au début des années 2000, la société danoise a redressé la barre, et même battu son record de chiffre d’affaires en 2016. Elle vient cependant d’annoncer la suppression de 8 % de ses effectifs.

Ce week-end, tout le monde pourra aussi assouvir ses envies de création. Grâce à d’immenses caisses de briques, une grande ville sera construite par tous les petits et grands visiteurs qui souhaitent s’y mettre.