La maire de Rennes critiquée pour son courrier aux locataires HLM

POLITIQUE Les députés La République en marche ont réagi à ses propos...

Camille Allain

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La député-maire de Rennes Nathalie Appéré, ici en mars 2016, lors de la visite de la ministre du logement Emmanuelle Cosse.
La député-maire de Rennes Nathalie Appéré, ici en mars 2016, lors de la visite de la ministre du logement Emmanuelle Cosse. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

La maire de Rennes était-elle compétente pour adresser un courrier aux 12.500 locataires de l’office HLM qu’elle préside ? Pour les députés La République en marche, c’est non. « Est-elle dans son rôle lorsqu’elle utilise les moyens de l’Office public de l’habitat de Rennes Métropole pour diffuser une tribune politique appelant à la défiance et dénigrant la stratégie du gouvernement en matière de logement ? », interroge Carole Gandon, la référente départementale du mouvement.

Qualifié de « tract mensonger », par le député macroniste Florian Bachelier, le courrier évoque la baisse évoquée des APL de 60 euros pour les locataires du parc social. Une mesure « injuste », selon la maire. Dans son courrier daté du 9 octobre adressé aux locataires d’Archipel Habitat, Nathalie Appéré, invite les locataires à « se mobiliser » et à participer à la campagne « Vive l’APL » lancée par des bailleurs.

Un coût évalué à 1.782 euros

Dans leur communiqué, les députés LREM s’interrogent aussi sur le coût de l’envoi de ce courrier. Vice-président de Rennes Métropole en charge de l’habitat, Honoré Puil évoque un coût de 1.782,12 euros l’affranchissement et l’impression. « Ces chiffres sont à mettre en regard des 7,3 millions d’euros qui vont manquer au budget d’Archipel dès 2018, si le gouvernement ne renonce pas à ses projets », tacle l’élu.

Cette « affaire » rappelle celle d’un courrier envoyé lors de la campagne des municipales en 2014. Le directeur du TNB François Le Pillouër avait envoyé un mail aux 14.000 abonnés de son théâtre, afin de faire l’éloge de la politique de la municipalité socialiste, incarnée par la candidature de Nathalie Appéré. Saisi, le tribunal administratif avait évoqué « des irrégularités » mais insuffisantes pour invalider l’élection.