Rennes: Où en est le chantier de la ligne b du métro?

TRANSPORTS Le garage-atelier de la seconde ligne ouvre ses portes au public ce week-end…

Jérôme Gicquel

— 

Le tunnelier Elaine à la station Cleunay à Rennes en avril 2015.
Le tunnelier Elaine à la station Cleunay à Rennes en avril 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Près des deux tiers des travaux sont déjà réalisés.
  • La mission du tunnelier Elaine va bientôt s’achever.
  • Les premiers tests vont être menés sur les nouvelles rames.

C’était le 19 décembre 2014. Le tunnelier Elaine était baptisé en grande pompe par Manuel Valls, Premier ministre d’alors. Quelques jours plus tard, le monstre d’acier commençait à grignoter le sous-sol rennais dans le quartier de la Courrouze. Près de trois ans plus tard, où en est le chantier de la seconde ligne de métro, qui doit être mise en service en 2020 ? 20 Minutes fait le point à l’occasion des portes ouvertes du garage atelier qui se tiendront samedi et dimanche.

Elaine voit presque le bout du tunnel

Encore une station à percer et Elaine reverra enfin la lumière du jour. Arrivé à la station Gros-Chêne dans le quartier de Maurepas au début du mois, le tunnelier poursuit sa marche en avant et devrait atteindre la station Les Gayeulles d’ici la fin de l’année. « Sur les 8,6 kilomètres à percer, Elaine en a déjà parcouru 7,2 kilomètres », indique Xavier Tirel, directeur général de la Semtcar, la société d’économie mixte de Rennes Métropole chargée du chantier de la ligne b du métro.

Le puits de sortie du tunnelier sera installé au niveau de la station Joliot-Curie/Chateaubriand. Vers la mi-février 2018, Elaine aura donc fini sa mission et sera alors au chômage technique. L’engin repartira ensuite en pièces détachées à l’usine Herrenknecht, près de Strasbourg, où il a été construit.

Les stations commencent à prendre forme

Outre le tunnelier, le chantier du métro avance également dans les futures stations. Au sud de la ligne, sur la tranchée couverte entre les stations Saint-Jacques/Gaîté et La Courrouze, le gros œuvre est déjà terminée. Place désormais au second œuvre dans ces deux stations, avec notamment le revêtement des sols, la maçonnerie ou l’installation des escaliers mécaniques et des ascenseurs. L’entreprise Siemens s’apprête également à poser les premières voies du métro au niveau du garage-atelier de la Courrouze afin de permettre les premiers tests des rames.

Le tracé de la future ligne B du métro en cours de construction à Rennes.
Le tracé de la future ligne B du métro en cours de construction à Rennes. - Semtcar

Entre les stations Cleunay et Gare, le gros œuvre est également achevé. « Les autres stations ont subi un peu de retard suite à l’effondrement du sol dans le magasin Noz en novembre qui a entraîné une mise à l’arrêt du tunnelier pendant 4 mois et demi », précise Xavier Tirel. Dans la partie nord de la ligne, le viaduc entre les stations Beaulieu et ViaSilva devrait quant à lui être achevé à l’été 2018. « Au total, nous sommes presque aux deux tiers de cet énorme chantier », indique le directeur général de la Semtcar.

Les deux rames déjà livrées attendent d’être testées

Assemblée à l’usine Siemens de Vienne en Autriche, la première rame du CityVal est arrivée au garage-atelier au mois de juin, suivie d’une seconde il y a deux semaines. Une troisième rame devrait ensuite arriver fin novembre en Bretagne et la livraison se poursuivra ensuite au rythme de deux rames par mois.

Pour les premières rames, l’heure des premiers tests va bientôt sonner. Des tests statiques seront d’abord menés d’ici la fin de l’année, avant des tests dynamiques prévus courant 2018. Le nouveau métro pourra alors parcourir une distance de 300 mètres dans le garage-atelier. Les essais se poursuivront ensuite sur une distance de 1,4 kilomètre entre le garage atelier et la future station La Courrouze. « Il y aura au moins deux ans de tests sur les rames », souligne Xavier Tirel.