Attention, David Beckham s'apprête à marquer sur coup franc contre Caen.
Attention, David Beckham s'apprête à marquer sur coup franc contre Caen. — C. Triballeau / AFP

FOOTBALL

Stade Rennais: Sans déconner, Benjamin Bourigeaud ne serait-il pas en train de devenir le David Beckham français?

L'ancien Lensois épate par sa qualité de frappe, mais pas que...

  • Auteur du 2.900e but rouge et noir en première division, le Nordiste se retrouve à égalité avec Firmin Mubele au classement des top scoreurs du SRFC.
  • Désormais positionné à droite dans le 4-4-2 de Christian Gourcuff, le milieu fait de plus en plus penser à l'ancienne star de Manchester United et des Three Lions.

Alors que le Stade Rennais recevra Caen, samedi soir (20 h), Benjamin Bourigeaud s’est déjà illustré face au club normand cette saison. En amical, le 22 juillet, le milieu de terrain (23 ans) avait en effet égalisé d’un maître coup franc.

Depuis, le Ch’ti chipé au RC Lens a inscrit trois autres bijoux, en Ligue 1 cette fois, et pas contre n’importe qui : Lyon, Marseille, Saint-Étienne. « Non, je ne choisis pas mes matchs, répondait Bourigeaud dans un reportage de beIN Sports diffusé avant le déplacement chez les Verts. Quand on est décisif, les mecs nous font plus confiance. C’est important d’avoir celle du groupe pour pouvoir avancer. »

L’ancien Sang et Or progresse même à pas de géant sous ses nouvelles couleurs, comme le reconnaissait Christian Gourcuff sur la chaîne qatarie : « Depuis qu’il est là, on a la confirmation de toutes ses qualités. C’est un joueur complet, et je trouve qu’il a déjà franchi un cap depuis deux mois. »

Rennes, une destination « pertinente »

Toujours titularisé par le coach breton, et jamais remplacé (avec Hamari Traoré, il est le seul Rennais à avoir disputé toutes les rencontres de championnat dans leur intégralité), Benjamin Bourigeaud a retrouvé à Rennes l’environnement « familial » dans lequel il s’épanouissait à Lens. Ce sont du moins les échos qu’a Georges Tournay, l’homme qui, au lieu de laisser BB dans un coin de Calais, l’amena à l’âge de 11 ans à la Gaillette, le centre d’entraînement et de formation lensois.

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« Son beau-frère est avec moi au Pôle Espoirs de Liévin [que Tournay dirige désormais], c’est comme ça que j’ai des nouvelles de lui, révèle l’ex-attaquant pour 20 Minutes. Il est comme un poisson dans l’eau au Stade Rennais. Rejoindre ce club a été un choix pertinent, surtout avec un entraîneur qui aime que son équipe joue au ballon. »

Un régal pour les yeux

Le SRFC s’en frotte aujourd’hui les mains, que le joueur soit aligné dans l’entrejeu ou bien sur l’aile droite du milieu rouge et noir, comme c’est le cas depuis trois journées. « Quand vous avez son bagage technique, qui est au-dessus de la moyenne, et son volume de course, passer de l’intérieur vers l’extérieur ne nuit pas à votre rendement, analyse un autre ancien éducateur du RCL, Olivier Bijotat. C’est toujours fluide, il est agréable à voir jouer… Ça fait du bien à l’œil ! En tout cas, moi, j’aime ça. »

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Quand Bijotat évoque Bourigeaud, les mots « animateur », « récupérateur », « vista » sont aussi employés. Et conjugués au nouveau placement de l’intéressé sur le terrain, ils nous pousseraient presque naturellement à oser la comparaison avec un certain… David Beckham. « Je trouve qu’il y a des similitudes, approuve Olivier Bijotat. Outre sa qualité de frappe - dans le jeu ou sur coups de pied arrêté - et de passe, Benjamin est capable de venir dans les 30 derniers mètres pour terminer les actions. Du coup, en termes d’efficacité, ça devient sympa (sic). »

Un don de voyance

« Il a toujours été attiré par le but, assure Georges Tournay. Son truc, ça n’a jamais été l’explosivité, mais sa faculté à voir très vite le jeu. La preuve avec son lob à Saint-Étienne, où il sait déjà que le gardien est avancé quand il presse le porteur de balle. »

Pas fan des comparatifs, Tournay finit néanmoins par déceler des « similitudes », également, avec le Spice Boy, même si celui-ci évolua davantage « dans le registre spécifique du joueur de couloir ». On est d’accord : « Benji » n’est pas (encore) « Becks », mais « la mesure n’empêche pas l’ambition », comme dirait Bijotat…