En Bretagne, une personne sur trois est surqualifiée pour son job

EMPLOI La région est bien au-dessus de la moyenne nationale selon l’Insee…

C.A.

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 Illustration CV. GELEBART / 20 MINUTES
Illustration CV. GELEBART / 20 MINUTES — A. GELEBART / 20 MINUTES
  • 34,7 % des actifs se trouvent en situation de « déclassement professionnel » en Bretagne.
  • C’est quatre points de plus que la moyenne nationale.
  • La région possède un bon niveau de qualification.

La Bretagne est la région de France qui compte la plus forte proportion de personnes surdiplômées, d’après une étude de l’Insee rendue publique ce mardi. Dans la région, 34,7 % des actifs se trouvent en situation de « déclassement professionnel », soit quatre points de plus que la moyenne nationale (30,2 %) et deux points de plus que la Corse, deuxième de ce « palmarès ». L’Ile-de-France ferme ce classement avec un taux de déclassement de 25,4 %.

La Bretagne, région où il y a le moins de personnes sans aucune certification

Si la statistique peut apparaître comme une mauvaise nouvelle, elle s’explique finalement assez simplement. Brillante aux épreuves du baccalauréat, la Bretagne est l’une des régions de France où le niveau de diplôme est le plus élevé. Et surtout l’un des territoires où l’on trouve le moins de personnes sans aucune certification. La dominante de l’agroalimentaire et de l’hôtellerie-restauration, secteurs qui offrent plutôt des postes à faible qualification, explique également cette statistique, explique l’Insee.

Les statistiques des emplois surqualifiés en Bretagne et en France selon l'Insee.
Les statistiques des emplois surqualifiés en Bretagne et en France selon l'Insee. - Insee

Sans surprise, ce sont avant tout les jeunes qui font les frais de ce déclassement. 54 % des Bretons de moins de 25 ans sont surdiplômés par rapport à leur poste. Un chiffre qui atteint même 75 % parmi les personnes très diplômées. Le déclassement concerne plus les femmes (38,6 %) que les hommes (31,1 %).

On notera au passage que le taux de déclassement a progressé de 3,9 points en cinq ans en Bretagne, et de 3,3 points au niveau national, notamment en raison d’un contexte plus difficile du marché du travail.