Rentrée: Rennes «pourrait construire une école chaque année» pour accueillir les nouveaux élèves

EDUCATION La moitié des écoles de la ville vont être en travaux…

Camille Allain

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Illustration d'une salle de classe dans une école primaire, ici à Rennes.
Illustration d'une salle de classe dans une école primaire, ici à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Deux-cents élèves supplémentaires seront scolarisés à Rennes.
  • En moins de dix ans, la capitale bretonne a vu ses effectifs passer à 14.000, contre 12.000 en 2009.
  • La moitié des 83 écoles seront en travaux pour accueillir ces nouveaux.

Si certains doutaient de l’attractivité de Rennes, voilà un chiffre qui devrait les faire taire. En ce jour de rentrée, les écoles de la capitale bretonne accueilleront 200 enfants de plus que l’an dernier. Une progression qui est constante depuis une petite dizaine d’années et qui a vu le nombre d’enfants scolarisés passer de 12.000 à 14.000 en huit ans. « On pourrait construire une école chaque année pour accueillir les nouveaux élèves », ironise la maire Nathalie Appéré.

Des constructions à venir

Deux ans après la livraison d’un imposant groupe scolaire à Beauregard (école Nelson Mandela), la ville a déjà plusieurs projets de construction en tête. A l’ancienne fac Pasteur d’abord, où la livraison est annoncée pour la rentrée 2019. A la Courrouze, où la pollution inattendue des sols a torpillé le chantier, qui va devoir repartir de zéro et affichera des années de retard. Mais aussi à Baud-Chardonnet et à Maurepas, où les livraisons de logements neufs forcent la ville à investir.

En attendant la livraison de ces coûteuses constructions, la municipalité socialiste pousse les murs. « La moitié de nos 83 écoles subiront des travaux dans l’année. Cela demande aux équipes de s’adapter », poursuit Lénaïc Briéro, adjointe en charge de l’éducation. Pour l’heure, la situation semble maîtrisée, même si les enseignants reconnaissent sans détour que les préfabriqués installés ici et là « ne sont pas l’idéal pour les enfants ».

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Si les écoles sont réaménagées de l’intérieur pour améliorer le confort de tous, elles sont aussi scrutées pour leurs aménagements extérieurs, notamment pour faire face à la menace terroriste. « Nous sécurisons les abords des établissements en rehaussant les clôtures et grillages, en installant des visiophones ou des alarmes. Nous commencerons par les écoles les plus éloignées des standards demandés », détaille Nathalie Appéré.

L’investissement, estimé à 3 millions d’euros, sera à la charge de la ville. Il pèsera lourd dans le budget éducation, premier poste de dépenses de la ville, crédité d’environ 50 millions d’euros chaque année.